Un autre monde

Montrez nous votre personnage ^^

Modérateur: Modérateurs

Messagepar Alastair » 10 Déc 2017, 10:00

Comme promis! Attention la parution des épisodes suivants sera soumise à ma productivité et à l'intervention de l'admin une fois que j'aurais changé mon adresse mail. J'attends vos commentaires avec impatience.

Épisode 0 – Prologue

Haven

A un peu plus d’un mile du monument à la mémoire de la Divine Justinia un petit cottage se tient au milieu des bois. A l’intérieur, l’ex inquisitrice Katharine Mac Donald est en train de lire en attendant la fin du monde prévue par Fen’Harel. Elle ne sait pas la forme que cela prendra mais est certaine que Solas ne renoncera pas.
Le dégagement des ruines de Haven lui avait permis de retrouver les affaires que Leliana lui avait confisquées lorsqu’elle était sortie d’une faille dans le voile si bien qu’avec le bras artificiel que Dagna lui avait fabriqué elle se sentait à nouveau le lieutenant Mac Donald de l’ USMC. De plus Dagna avait trouvé le moyen d’alimenter son portable et elle avait à nouveau accès à ses fichiers.
Elle repensait à ce que Morrigan était venue lui expliquer, ces perturbations magiques en Dalatie étrangement semblables à ce qui s’était produit à son arrivée en Thédas. De plus Harding la tenait au courant de la tension montante entre Orlaïs et Ferelden, tension augmentée par la disparition de la marquise Briala après plusieurs tentatives d’assassinat.
Les informations transmises par Dorian avait jeté un jour nouveau sur la création de Tevinter. Selon Morrigan, le temps passait de la même manière que sur Terre. Le problème c’est que son arrivée était due à un essais manqué d’ Alexius si bien qu’il n'y avait aucun lien entre l’époque terrestre et la date Thédosienne correspondant à son arrivée.
Comme souvent quand elle se retrouvait face à des questions sans réponses elle se replongea dans le livre qu’elle avait commencé à écrire à propos d’événements mystérieux survenus en inde en 1885. La disparition de 3 unités britanniques au col de Ramah, le col des disparus. Un convoi d’armes et de munitions, une compagnie de highlanders envoyée à sa recherche et un officier envoyé enquêter sur la disparition des deux précédentes. Brusquement une idée lui traversa l’esprit. Et si ces gens arrivaient en Thédas… Maintenant… Donc aujourd’hui serait en 1885 selon le calendrier terrestre… Ce qui signifie que l’essor militaire de Tevinter remonterait à… 9 AD ? Selon certains érudits une cohorte de la XIX ème légion chargée de la reconnaissance aurait disparu laissant un trou dans la protection de la colonne de Varus… Si cette cohorte s’est retrouvée en Tevinter… Apportant les connaissance militaires romaines aux Néroméniens… Cela expliquerait pas mal de choses… Katharine relit la copie du dossier compilé par un Capitaine Mitchell trouvé aux archives.
- Cela commence à compter… - se dit elle. Une cohorte de légionnaires romains, moi et peut être bien une compagnie de Highlanders et un joli stock d’armes… Il faut que je prévienne Cassandra…
Sur son ordinateur elle examine les photos aérienne du col de Ramah.
- Cette zone est étrange. Voyons si j’ai d’autres photos… Sur celle ci on aperçoit comme une gorge mais rien sur les images prises à la verticale et sur ces dernières, la gorge est bien là mais comblée par un effondrement… Ce qui explique qu’il n’y a plus eu de disparition après 1885…

Madras, Inde - 1885

L’officier se présente au bureau du commandant en chef et est reçu par un capitaine.
- Lieutenant Andrew Stewart monsieur. J’ai été convoqué par Lord Roberts. - dit il
- Ah oui... Stewart ? Je suis le capitaine Mitchell. Vous êtes attendu.
Le capitaine frappe à la porte, entre dans le bureau en lui faisant signe de le suivre et s’avance vers le bureau derrière lequel est assis le général.
- Le lieutenant Stewart est arrivé Monsieur – dit il.
Celui ci s’avance jusqu’à trois pas du bureau, rectifie la position et salue. Le général devant lui se lève et lui tend la main.
- Merci de votre célérité, lieutenant, asseyez vous ! Rien de ce qui va se dire ne doit sortir d’ici. Une fois sur le terrain vous pourrez informer votre ordonnance, le Havildar Padam Limbu. Que savez vous des rumeurs à propos du col de Ramah ?
- Le col des disparus, monsieur ?
- Oui lieutenant.
Les rumeurs de disparitions sur ce col sont persistantes depuis avant la Grande Mutinerie. Les indigènes considèrent le col comme hanté et personne n’ose s’y aventurer. Quand j’ai entendu parler de la disparition du convoi de Mr Cox j’ai d’abord pensé à une attaque pour s’emparer de sa cargaison mais mes informateurs disent que le plus féroce des Thugs n’oserait pas s’y risquer, pas à cet endroit.
- A t on une idée de ce qui se passe la bas ?
- Certains témoins disent avoir vu des voyageurs disparaître dans le brouillard ou dans des tempêtes, Monsieur. D’après un voyageur qui suivait une caravane qui a disparue, elle a été enveloppée par la brume mais quand celle ci s’est dissipée il n’y avait plus rien en vue. Cet homme ne croie pas aux démons. Il pense que la caravane a du se tromper de route et s’engager dans un chemin qui diverge de la route normale.
- Elle aurait du fait demi tour après avoir découvert l’erreur, non ?
- Elle aurait du en effet sauf si quelque chose l’en a empêchée. Je continue à penser que des rebelles se sont emparés des armes, monsieur.
- La colonne du capitaine Cox emportait 1500 fusils, 2 mitrailleuses Gardner, 3 canons à vis et 1000 livres de dynamite. Il y avait aussi les munitions, 500 cartouches par fusil, 5000 par mitrailleuse et 500 obus. Je doute que la personne, qui s’est emparé de tout çà les garde pour le plaisir.
- A la vente cela rapporterait une fortune.
- C’est pour cela que j’ai envoyé le lieutenant Howard à la recherche de Cox. Malheureusement nous n’en avons plus aucune nouvelle depuis que lui et ses hommes se sont engagés dans le défilé... Et rien n’est apparu sur le marché depuis...
- Et vous souhaitez que j’aille voir de quoi il retourne ?
- Oui lieutenant. Je ne peux pas me permettre d’envoyer une autre unité sans savoir ce qui se passe. Le Lieutenant Howard et ses hommes sont de bons soldats, disciplinés, efficaces et courageux, de la graine de NCO. Je veux savoir ce qui leur est arrivé… Ainsi qu’à Cox, bien sur, je n’ai pas envie de voir deux mitrailleuses et trois canons se promener dans la nature, surtout celle de ce pays.
- Qui accompagnait Mr Cox ?
- Ses ouvriers plus 60 conducteurs pour les mules sélectionnés par le Jemadar Holkar. Il y avait aussi le sergent Fraser et les soldats Holt, Crawley et Danaher. Ces quatre là devaient rejoindre Howard à leur retour. C’est certainement une des raisons qui l’ont poussé à accepter cette mission étrange. Soyons clair, lieutenant ! Je veux savoir ! Pas d’héroïsme ou d’actions stupides. Si je dois envoyer un régiment chercher nos camarades je le ferais, encore faut il savoir ou chercher. Mitchell, des informations supplémentaires ?
- Rien en ce qui concerne nos gens, Monsieur mais une curieuse coïncidence. Vous savez que des officiers français se sont mis au service de certains Maharadjas contre nous après la chute de Napoléon premier. L’un d’eux a disparu au même endroit avec quinze canons, leurs caissons et des chariots de munitions.
- Quels types de canons ?
- 3 batteries de 4 pièces de 4, 1 batterie de 3 pièces de 12.
- Il est heureux que les rebelles de 1857 n’aient pas eu accès à ces armes… Des questions lieutenant ?
- J’ai un dossier complet pour vous – intervient le capitaine. Mais vous ne pourrez pas l’emporter.
- Je vais le lire ce soir même et je vous le rendrais. Dites moi, à part Mr Cox et les conducteurs ce sont des soldats du 42ème, n’est ce pas ?
- Oui, des… coriaces… Le sergent Fraser devait être promu à son retour.
- Quand dois je partir monsieur ?
- Hier !
- A vos ordres monsieur.
Deux semaines plus tard Stewart expliquait la situation à son ordonnance Gurkha en montant vers le fameux col.
- Le brouillard… Ce n’est pas étrange… C’est la montagne… - répond le Havildar. Là ou je suis né c’est pareil. Ça dépend d’où vient le vent. S’il vient de vallées humides, la brume monte.
- Donc les deux unités se seraient perdues dans le brouillard ?
- Celle de Mr Cox certainement mais celle de Mr Howard a certainement du suivre les traces du convoi puisque c’était sa mission.
- Tu as certainement raison mais pourquoi ne sont ils pas revenus ? Qu’est ce qui a pu les en empêcher ?
- Mr Howard ne reviendra pas sans Mr Cox et son matériel et celui ci a peut être et même certainement eu un problème.
- Je crains que tu ais raison et j’ai un mauvais pressentiment. Beaucoup de gens ont disparu dans ce coin et personne ne les a jamais revu… Nous approchons de la zone ou les gens disparaissent…
Alors qu’ils approchent du sommet du col le brouillard monte des vallées et commence à effacer le paysage. Le sentier dans la forêt devient un défilé enserré entre deux falaises rocheuses. Les deux hommes se rapprochent du coté gauche du défilé pour en suivre la paroi. Brusquement le lieutenant s’arrête.
- Bien sur ! C’est ce qui est arrivé !
- Quoi donc sahib ?
- Dans le brouillard les gens ne voient plus ou ils vont alors ils suivent un coté.
- Et s’engagent dans un passage ou ils se perdent
- Exactement !
Une heure plus tard, alors que le brouillard se dissipe, ils commence à redescendre de l’autre coté sans avoir trouvé de passage divergent.
- S’il y a un passage il est de l’autre coté Sahib – commente le sergent.
- Il y a un endroit ou camper un peu plus bas. Nous essaierons demain.
Après une nuit calme les deux hommes lèvent le camp et remonte vers le sommet du col. De nouveau le brouillard leur fait perdre tout repère et ils sont obligés de suivre la falaise du coté gauche.
- C’est ici Sahib ! - s’exclame le Havildar.
- Tu es sur ?
- Oui sahib. La falaise s’incurve vers la gauche et çà descend alors que nous étions encore loin du sommet.
- Bravo Padam ! Il est vrai que les Highlands ne sont que petites collines comparées à l’ Himalaya.
- A votre service sahib ! Regardez !
- Quoi donc ?
- Les traces, sahib ! Et une pièce de monnaie perdue.
- 1 shilling… Une grosse perte pour un soldat…
- Il y en a une autre là puis une autre cinq pas plus loin
- Hum! Tu connaît l’histoire du petit poucet ?
- Oui sahib. Nous devrions aller rendre compte, non ?
- Mes ordres sont de les retrouver et de rendre compte. Laissons les pièces ou elles sont. Elles pourront nous servir dans l’autre sens…
- De quoi avez vous peur sahib ?
- Je te l’ai dit. Des tas de gens ont disparu dans ce coin et ne sont jamais revenus. Ils ont certainement pris ce passage mais pourquoi ne sont ils pas revenus quand ils ont vu que ce n’était pas le bon chemin ?
- Vous pensez que nous non plus nous ne pourrons pas faire demi tour ?
- J’en ai peur… Tu vas aller porter un message à la station du télégraphe pour le général puis tu viendras me rejoindre.
- Et vous laisser seul, sahib ?
- C’est un ordre sergent.
- Trouvons au moins un point de repère, sahib ?
- Tu as raison. Voyons ce qui se trouve plus loin.
Ils continuent dans le passage en suivant les pièces de monnaie. Il y a quelques passages latéraux qui s’avèrent être des impasses après reconnaissance. Alors que le défilé tourne brusquement vers la gauche le Havildar s’arrête
- Regardez çà sahib !
Stewart le rejoint et tous deux se retrouvent face à une statue qui ne ressemble à rien de ce que le lieutenant connaît.
- Qu’est ce que çà peut bien représenter ? - souffle t il
- C’est une femme en armure avec des ailes à la place des bras - répond le Gurkha
- Drôle de visage…
- Un casque peut être…
- Un heaume… Oui… Certainement… La genouillère est du même style mais dans aucun musée je n’ai vu une telle représentation… Ni dans aucun livre… Installons le camp. Je vais faire la lettre pour le général avec un plan sommaire. Tu iras la porter demain matin. Je te fais aussi une réquisition pour un fusil et des cartouches pour moi plus un complément de vivres et d’équipement. Nous repartirons dès ton retour.
- A vos ordres sahib.
Trois jours plus tard le Havildar est de retour. Stewart avait occupé l’attente en dessinant les lieux et surtout la statue sous tous les angles. Le lendemain matin à l’aube, les deux hommes s’engagent dans le défilé derrière la statue. Ils marchent depuis deux heures quand ils arrivent à une sorte de portail.
- Sahib ! Regardez ! Les traces !
- Bon sang ! Elles disparaissent !
- Que faisons nous sahib ?
- Nous y allons mais je vais laisser un message. Ramasse des pierres pour faire un petit cairn.
- Oui Sahib !
Une fois son message terminé Stewart l’enferme dans un tube de cuivre qu’il enfouit sous le cairn puis il se redresse et fait face à l’étrange porche.
- Tu devrais partir Padam.
- Et vous laisser vous enfoncer tout seul dans les ennuis Sahib ? Pas question ! Ou vous allez, je vais !
- J’aurais au moins essayé… Bon ! C’est parti ! Creag an Sgairbh ! (1)
Le lieutenant se lance sous le porche le Havildar sur les talons. Trois pas plus loin il se retourne. On voit toujours le petit tas de pierres de l’autre coté de la porte. Il se tourne vers le Havildar.
- On dirait que je me suis inquiété pour rien – soupire t il
- Sahib ! Regardez !
Quand l’officier se tourne à nouveau vers la porte il n’y a plus qu’un mur de roche nu sans aucun passage. Leurs traces semble en sortir mais il n’y a plus de porche. Ils examinent la falaise pendant un moment et sondent la roche sans rien trouver.
- Vous aviez raison Sahib – soupire le Havildar.
- Ça n’explique pas pourquoi au moins une partie du convoi ou des soldats n’a pas fait demi tour.
- Sauf si le passage se referme derrière le dernier mulet ou le dernier homme
- Un piège ? Tu crois que quelqu’un surveille l’endroit ?
- Un Lakhey peut être… De toute façon nous n’avons plus le choix…
Après un dernier regard au mur de rocher les deux hommes reprennent leur marche dans l’étroit défilé. Ils ont fait une douzaine de pas quand la terre tremble. Ils entendent des bruits d’avalanche puis le silence revient.
- Quelqu’un fermé la porte derrière nous, sahib – souffle le Havildar
- C’est bien possible Padam...
A la nuit il campent dans le passage en se relayant pour monter la garde. Le lendemain matin ils repartent et découvrent de nouvelles traces de ceux qui les ont précédés. Le convoi puis la colonne Howard ont campé dans un élargissement du défilé. Les falaises sont très hautes, au moins huit cent pieds et impossible à escalader surtout avec le surplomb en haut. La piste continue à descendre jusqu’à un autre élargissement ou une source jaillit du rocher. Des bassins ont été creusés dans le rocher, travail ancien qui a juste été nettoyé récemment.
- Ils ont abreuvé les mules – commente le Havildar. Et les soldats ont du remplir leurs bidons.
- Faisons comme eux. - répond Stewart.
Ils continuent à descendre dans la gorge jusqu’à atteindre un autre canyon perpendiculaire et ils doivent emprunter un large escalier taillé dans la roche qui descend en corniche le long de la falaise. Le nouveau passage descend vers le Nord mais on peu aussi le remonter vers le Sud. Au Nord ils aperçoivent quelque chose de différent
- Des arbres on dirait – commente Stewart
- Oui, ça ressemble à une forêt – note le Havildar
- Exact mais çà ressemble plus à une forêt de chez moi qu’à la jungle de l’ Inde.
Arrivé au bas des escaliers ils se retrouvent devant un bois comme ceux ou le lieutenant a joué enfant.
- Manque plus que Robin des Bois – grogne t il
Le Gurkha a un petit rire
- Il n’y a pas que des arbres mais aussi des ruines - dit il
- Drôle d’architecture.
- Comme le porche qui s’est refermé derrière nous. Regardez Sahib ! La statue !
- Oui, c’est la même et il y a un chien à coté.
- On dirait plutôt un loup, Sahib
- Tu crois ?
- Trop massif pour un Dhole, Sahib mais il a une posture de gardien.
- Étrange. Je me demande ou ils sont tous passés ?
- Il y a des traces qui vont par là, vers l'Ouest. Regardez ! On voit celles des soldats mais on trouve aussi celles des mules.
- Tu sais quoi ? Nous ne sommes plus en Inde
- Du coté de Simla peut être...
- Ou est l'Himalaya?
Ils continuent à suivre la piste jusqu’à l’orée de la forêt et là découvrent que le reste du pays est couvert de bois épais.
- On dirait que vous avez raison Sahib. Je ne connais pas ces arbres.
- Moi non plus même s’ils ressemblent à ceux de chez moi… Le soleil est bas sur l’horizon. Trouvons un endroit ou camper. Demain nous chercherons les autres.
En lui même le lieutenant se demande ou ils sont arrivés. Il a pris le premier tour de garde mais alors qu’il dort à son tour il est réveillé par Padam.
- Sahib ! Sahib ! Venez voir !
- Quoi donc !
- Venez voir !
Le Havildar entraîne l’officier dans une clairière et lui montre le ciel. Un ciel ou deux lunes viennent de se lever
- Christ ! - s’exclame l’officier.
- Ou sommes nous Sahib ?
- Un autre monde...

1 - "The Cormant's Rock" – cri de guerre du clan Stewart of Appin
Je pardonne toujours à mes ennemis... Quand ils ont été pendus

- Beaucoup d'auteurs présumés à cette citation ;)

Image
Offline

Avatar de l’utilisateur
Alastair
 
Messages: 4816
Images: 2
Inscription: 08 Avr 2014, 08:47
Localisation: Picardie

Messagepar SLESSIR » 10 Déc 2017, 17:39

Ca commence fort : un régiment de highlanders avec un convoi d'armes et munitions , et peut-être aussi une batterie napoléonienne ainsi qu'une cohorte romaine . Certes , ils ne sont pas de la même époque terrestre ; mais ils peuvent arriver au même moment dans le "nouveau monde" :pense:
Sors de la nuit, de la mer et du temps ; Revis les légendes que porte le vent.

Forum RP: panther forumchti.com
Offline

Avatar de l’utilisateur
SLESSIR
Membre d'Honneur
 
Messages: 8737
Images: 64
Inscription: 10 Déc 2008, 02:19
Localisation: Quelque part , perdu entre mes rêves et mes songes

Messagepar Alastair » 12 Déc 2017, 19:34

Les soldats constituent une compagnie indépendante du 1er bataillon du 42ème Foot, le Black Watch, 3 pelotons, un peu plus de 60 hommes. Le convoi d'armes est constitué des 60 hommes travaillant pour le capitaine Cox du génie avec en plus les 90 conducteurs des animaux qui sont d'anciens soldats. A peu près 150 hommes en tout. Avec les Highlanders cela fait un peu plus de deux cent dix hommes. De plus certains des gens de Cox ont servi comme artilleurs.
La cohorte romaine est arrivée en Thédas bien plus tôt et serait à l'origine de l'émergence de l'empire de Tevinter et sa domination sur la plus grande partie de Thédas. Ca explique aussi la ressemblance entre l'ancienne langue de Tevinter et le latin.
Le lieutenant Howard est inspiré d'un personnage réel et controversé tandis que le lieutenant Stewart est une version masculine et militaire de Leliana. Mr Cox est quand à lui beaucoup moins neutre qu'on pourrait le croire LOL. Les indigènes sont originaires de tribus et peuple belliqueux de l'Inde.
Je pardonne toujours à mes ennemis... Quand ils ont été pendus

- Beaucoup d'auteurs présumés à cette citation ;)

Image
Offline

Avatar de l’utilisateur
Alastair
 
Messages: 4816
Images: 2
Inscription: 08 Avr 2014, 08:47
Localisation: Picardie

Messagepar Alastair » 17 Déc 2017, 09:58

Deuxième épisode. J'avais commencé à écrire le 11 mais j'ai appris des choses pas jolies en me documentant sur le dressage des éléphants aussi changement de sujet. Je vais reprendre le truc de façon plus DA

Épisode 1 - Compagnie I comme Indépendante

Lachlan Howard essayait de comprendre ce qui était arrivé. Quand il avait été reçu par Lord Roberts la mission avait semblé simple. Trouver ce qui était arrivé à la colonne du capitaine Cox.
- Quand même – se dit il. Un convoi de cette valeur avec seulement quatre soldats pour l’escorter... C’était chercher les embêtements.
Maintenant il savait ce qui était arrivé à Cox… Puisqu’il lui était arrivé la même chose. Si le caporal Mould ne s’était pas retourné au bon moment… ? Le pauvre a été salement secoué en voyant le portail qu’ils avaient emprunté remplacé par une haute falaise de rocher…
- Dieu seul sait ou ma pauvre compagnie et moi nous trouvons maintenant… - soupire t il. Sur mes 60 soldats 57 n’ont aucune famille. Moi non plus d’ailleurs. Le sergent Moloney a un demi-frère près de Cork, Cadwalader a une sœur à Cardiff et le soldat Miller un oncle dans la Navy et aucun d’eux n’est proche de son parent… J’avais proposé de nommer ma compagnie T comme Training, cet idiot de Summers a proposé O comme orphelin et le général a tranché, I comme Indépendant.
L’officier revoie ses effectifs.
- Le Colour Sergent Joshua Campbell fait fonction d’Adjudant. Le docteur Shawn Collins veille sur notre santé avec le caporal Michael Terry qui est aussi notre Piper. Le sergent Eamon Moloney commande le premier peloton avec le caporal Hamish Moss. Le sergent Lewis Cadwalader commande le second avec le caporal Peter Jones et le troisième peloton est aux ordres du sergent Michael Mac Nab avec le caporal Herbert Mould. Chaque peloton comporte 18 soldats, ce qui fait un total de 64 plus les cinq conducteurs des mulets qui transportent vivres et munitions. Équipement, fusil Martini-Henry calibre 577-450, revolver Beaumont-Adams à percussion calibre .442 pour moi, Collins et les NCO. Les conducteurs ont chacun un Snider en .577. Je ne suis pas sur que ceux de Cox aient été armés.
Une ombre s’approche de la tente de l’officier qui reconnaît le Colour Sergent
- Entrez Campbell !
Désolé de vous déranger Monsieur mais les hommes sont inquiets.
- Moi aussi. Ce qu’a vu Mould est déjà dérangeant mais ce qu’il y a dans le ciel en ce moment est encore pire.
- Ou sommes nous, monsieur ?
- Plus en Inde ni peut être même sur terre… Premièrement il n’y a pas de forêt aussi étendue dans cette partie du pays. Deuxièmement la façon dont le passage s’est refermé derrière nous et troisièmement…
- Les deux lunes…
- Oui sergent.
- Tir Na nOg ?
- Allez savoir… Encore que les légendes irlandaises ne parlent pas de deux lunes… Dites aux hommes que dans tous les cas, ou que nous soyons nous continuons la mission. Nous devons retrouver Cox et ses gens. Dès que le jour sera levé envoyez Woodhouse cherchez les traces.
- Quand j’étais gosse, ma grand-mère me racontait l’histoire d’une forêt ou les fées faisait perdre leur chemin aux malheureux qui s’y risquaient jusqu’à ce qu’ils tombent épuisés. Elle montraient aux gens l’orée du bois mais ils ne l’atteignaient jamais et finissaient par disparaître.
- Si la nuit n’était pas tombée aussi brusquement nous aurions continué à suivre la piste de Cox. J’ai un mauvais pressentiment.
- Pourquoi donc monsieur ?
- Tu as vu les statues dans les ruines. Ce pays a été habité et l’est peut être même encore. Je suis toujours anxieux quand je risque de rencontrer des humains et ce ne sont pas les plus primitifs les plus dangereux.
- C’est un highlander qui dit çà ?
- L’exception qui confirme la règle.
- Certainement monsieur.
- Les gardes sont organisées ?
- Oui monsieur. En cas de problème ils vous réveillent.
- Bien ! Allez dormir. Demain sera dur.
- Et vous ?
- Je vais en faire autant avant qu’il ne se passe quelque chose. Ah ! Tout le monde en chemise demain. Il fait trop chaud pour garder les vareuses.
- Bien monsieur ! Bonne nuit Monsieur !
- Bonne nuit à vous aussi Sergent.
La nuit se passe sans incident et le lendemain matin après le petit déjeuner la compagnie se remet en route guidée par Geoffrey Woodhouse. Derrière le soldat qui est le meilleur tireur de l’unité quatre hommes essaient de repérer d’autres traces qui auraient pu échapper au guide. Ils arrivent à un ruisseau et Woodhouse examine l’endroit.
- Ils ont abreuvé les bêtes ici avant de traverser. - dit il.
- Geof ! Viens voir ! - lance un autre soldat.
L’éclaireur s’approche de l’homme qui examine le sol derrière un buisson.
- Regarde çà ! - continue t il
- Des traces de bottes… Quelqu’un surveillait la colonne.
- Ils n’ont pas attaqué pendant l’abreuvoir – commente un autre
- Ce qui me surprend c’est que çà fait quinze jours que Cox et ses mules ont disparu et ont dirait qu’ils sont passés ici hier – lance l’éclaireur. Tout le monde en position. Miller va prévenir le lieutenant !
- Tout de suite !
- Quelque chose approche – lance un soldat.
Les soldats s’abritent et guettent. Peu après ils voient une mule sortir du bois et s’arrêter pour boire au ruisseau.
- Smith, récupère là et rejoint la colonne ! Noll avec moi ! On va voir si elle est suivie ! O'Sullivan tu te planques et tu nous attends
- Elle a toujours sa charge. - lance le soldat Smith
- C’est le mot ! C’est de la dynamite. - répond Noll. On pourra peut être s’ouvrir un passage dans le rocher ?
- Avec une seule caisse, çà va être juste.
- Hé ! Il y a une flèche plantée dans une caisse. - lance O'Sullivan
- La mules est blessée ?
- Non mais elle semble épuisée. Elle a du courir longtemps.
Les deux soldats traversent le ruisseau et se glissent dans le bois. Ils parcourent une centaine de mètres avant d’arriver à l’orée de la forêt ou ils découvrent un spectacle plutôt sinistre. Des corbeaux tournoient au dessus des corps étendus sur la piste.
- Je crois que ce sont les conducteurs de Cox – souffle Noll
- On dirait qu’il y a aussi un des nôtres – répond Woodhouse.
- On va voir ?
- Non ! Va prévenir le lieutenant. Je surveille d’ici. De toutes façon ils sont là depuis un moment. On ne peut plus rien pour eux.
Une heure après le site de l’embuscade est solidement tenu et le docteur Collins examine les morts avant qu’ils soient enterrés. Quand il a terminé il rejoint le lieutenant qui confère avec les sergents.
- Alors Doc ? - demande Howard
- Six conducteurs indigènes et le soldat Patrick Danaher, monsieur. Voici la liste. Je ne sais pas qui les a attaqués mais ils ont été tués à coup de flèches.
- Des flèches ?
- Oui! Des flèches plutôt élaborée, certainement tirés avec des arcs vu la longueur. Je n’ai pas trouvé de traits d’arbalètes.
- Campbell faites les enterrer proprement. Essayez de faire un cairn sur la tombe.
- Oui monsieur.
- Qu’allez vous faire ? - demande le médecin
- Continuer. Je dois retrouver Cox mort ou vivant et récupérer sa cargaison. Pas question de la laisser aux mains des sauvages qui ont fait çà.
- Ils n’ont pas touché au fusil de Danaher Monsieur – intervient le sergent Mac Nab.
- C’est un fait mais s’il font du feu avec une caisse de dynamite… Et rien ne dit qu’il n’y a pas parmi eux des gens capables de comprendre ce qu’il y a dans les caisses.
- Et qu’est ce qu’il y a dans ces caisses ? La mule récupérée transporte de la dynamite mais les autres ?
- 1500 fusil avec 500 cartouches par arme. Deux mitrailleuses Gardner avec 10 000 cartouches, 3 canons à vis avec 500 obus par pièce et au total 1000 livres d’explosif dont nous avons récupéré le dixième. Pas question de laisser çà à n’importe qui.
- Je comprends. Dans quelle direction va t on maintenant ?
- J’attends le rapport des éclaireurs.
Peu après les soldats viennent rendre compte.
- Alors ? - demande l’officier
- Les agresseurs n’ont pas capturé les mules, monsieur. - répond Woodhouse. D’après les traces Mr Cox et le reste des conducteurs ont conduit les bêtes dans la forêt seulement ils les ont fait marcher dans un ruisseau si bien qu’on perd la trace. Le sergent Fraser et les deux autres soldats ont protégé la fuite du convoi mais l’un d’eux a été blessé et emporté tandis que le dernier les couvrait. Je ne suis pas sur mais il semble qu’il ait été capturé par l’ennemi et emmené vers un village dont on distingue les maisons dans la vallée au Nord.
- Quelle distance ce village ?
- Trois Miles, monsieur.
- Et çà s’est passé quand ?
- Je dirais avant-hier, monsieur.
- Ce qui explique que nous n’ayons rien entendu… Et il a été emmené vivant ?
- Il marchait, monsieur et nous n’avons pas retrouvé son arme ni d’ailleurs les corps de ses éventuelles victimes.
- Merci Woodhouse.
Le soldat s’éloigne tandis que le lieutenant réfléchit. A la fin il se tourne vers les sergent.
- Premièrement on monte le camp ici. Ensuite on va s’occuper de ces sauvages. Ces gens, qui qu’ils soient, ont attaqué une colonne de l’armée britannique et tué des membres de son personnel. Nous allons nous rapprocher de ce village, punir ces agresseurs et récupérer notre camarade. Mac Nab vous prenez position au Nord du village. Mould et cinq hommes surveilleront le Nord-ouest. Moloney et la moitié du premier avec moi à l’Ouest du village. L’autre moitié avec Moss bloquera le Sud. Cadwalader laissera 5 hommes à Moss et bloquera l’Ouest avec le reste. Holkar et ses deux meilleurs tireurs viennent avec moi. Les autres conducteurs gardent le camp. Il est 9H00 AM. Départ à 11H00 AM. Je veux tout le monde en position avant Midi et à 12H30 PM on leur rentre dedans. Terry donnera le signal de l’attaque. Mettez les baïonnettes. Tirez à imitation et foncez. Tuez tous ceux qui résistent trop mais j’apprécierais des prisonniers.
A l’heure dite tout le monde est en position et peu après Holkar et Woodhouse reviennent de leur reconnaissance.
- Il y a trois prisonniers attachés à des poteaux sur la place près d’un grand bâtiment qui ressemble à un temple chrétien – explique le Sikh. J’ai repéré une trentaine de gardes tout autour du village mais ils semblent plus occupés à empêcher les gens de partir qu’à surveiller les environs.
- Dommage pour eux – répond le lieutenant. Woodhouse ?
- Il y a une place au centre du village. Au Nord-est de la place il y a l’espèce d’église avec un clocher et les chefs doivent loger là. J’ai vu les mêmes gardes qu’ Holkar mais il y a une quinzaine d’hommes et de femmes en armes qui logent dans une grange au Sud-est. Les prisonniers sont deux hommes et une femme et ils ont été tabassés tous les trois. Je crois que l’un des hommes est John Holt.
- Ce qui voudrait dire que Crawley est blessé et que le Sergent Fraser l’a emmené ou l'inverse. Ils ont certainement suivi Cox et les conducteurs survivants. Holkar, est ce qu’on peut faire confiance à ces gens, leur confier des armes ?
- Oui Sahib ! C’est moi qui les ai choisis pour accompagner Cox sahib. Les gens du sahib Cox sont entraînés et les conducteurs sont d'anciens soldats.
- Bien ! On y va ! Tout le monde en place.
A peine Howard a t il pris position que la scène change et qu’il voit leurs ennemis se rassembler sur a place. Ces gens portent des côtes de maille et il y a une majorité d’archers. Le Chef porte une armure ressemblant à des plates du XV ème siècle sauf que le heaume est à l’image d’un visage. Ils ont amené un billot et une grosse brute brandit une grande hache.
- Ils vont exécuter les prisonniers Monsieur – souffle le Sergent Moloney.
- Woodhouse ! Tuez le bourreau, Moloney, le type au masque. - ordonne l’officier. Allez y maintenant et ne les manquez pas !
Avant qu’il ait terminé sa phrase une détonation retentit et le bourreau s’effondre frappé par une balle.
- Mais qui... ? OUVREZ LE FEU ! - hurle Howard.
Il y a un certain nombre de détonations tout autour du village ou les Highlanders disposent des gardes tandis que le Caporal Terry fait entendre sa cornemuse. Dans le même temps Woodhouse a abattu le chef tandis que Moloney tuait l’ennemi le plus proche des prisonniers. Les malheureux rassemblés sur la place n’ont pas la moindre chance et sont méthodiquement massacrés. Un petit groupe s’est réfugié sous un appentis et tente de résister à coup de flèches avant de jeter ses armes en voyant les soldats leurs foncer dessus baïonnette en avant. Ils ne savent pas lever les bras mais se sont jetés à genoux.
- FOUILLEZ TOUTES LES MAISONS ! - ordonne l’officier. Mr Collins occupez vous de Holt et de ses… compagnons…
- Oui monsieur.
- Sergent Campbell, Saunders, O'Sullivan, avec moi.
- Oui monsieur
Ils s’approchent du bâtiment qui ressemble à une église et le sergent pousse doucement la porte qui n’est pas verrouillée. Saunders et le sergent ouvre la porte en grand tandis que O'Sullivan couvre son officier. La grande bâtisse est bondée mais silencieuse. La décoration se limite à des tableaux et à des statues d’une femme dont la main gauche contient une flamme. Quatre autres soldats entrent derrière eux. Il n’y a aucun ennemi en vue, seulement des civils qui semblent tout droit sortis d’une gravure du moyen age, hommes, femmes et enfants...
- Fouillez moi le bâtiment mais pas de brutalités ! - ordonne l’officier.
Une femme âgée vêtue d’une robe rouge et blanche s’avance vers lui mais avant qu’elle n’ouvre la bouche O'Sullivan revient des cryptes.
- Monsieur ! Il y a cinq cadavres en bas, tués par balles.
- Prévenez Collins qu’il vienne les examiner quand il aura terminé !
- Oui monsieur !
- Monsieur – intervient la vieille dame
- Oui ?
- Il n’y a ici que les habitants du village ! Nous n’avons rien avoir avec ces gens.
- Je veux bien vous croire mais qui sont ils ?
- Une compagnie de Chevaliers à la poursuite d’un espion de Ferelden et d’un apostat.
- Ils les avaient trouvés ?
- Oui. Par contre je ne sais pas ce qui s’est passé dans la forêt à l’Est. Ni qui est l’autre homme
- Ils ont attaqué un de nos convois, tués un soldat de l’escorte et six des convoyeurs qui guidaient les bêtes, raison pour laquelle je m’en suis pris à eux. Ne vous inquiétez pas nous allons partir très rapidement et si les gens se tiennent tranquille il ne se passera rien. Suis je clair ?
- Très. Puis je savoir à qui j’ai affaire ?
- Non !
Laissant la vieille femme éberluée il se tourne vers la porte par ou le Colour Sergent Campbell vient d’entrer.
- Monsieur !
- Oui sergent ?
- Nous savons qui a tiré le premier, monsieur !
- Je viens
A l’extérieur le lieutenant se retrouve face à un sergent pas très fier.
- Fraser ! Heureux de vous revoir entier ! Joli tir en passant.
- Désolé Monsieur ! Je ne me doutais pas…
- Vous avez grillé la politesse au soldat Woodhouse de quelques secondes.
- C’est ce que j’ai vu. Sur le coup j’arrivais pas à y croire.
- Nous avons récupéré Holt et ses… compagnons, pas en très bon état mais vivants. De plus Nous avons trouvé les corps des tués et nous les avons enterrés.
- Les pauvres gars… Danaher n’a même pas eu le temps de prendre son fusil. Dès que la colonne a été hors de vue les convoyeurs ont récupéré leurs Sniders et j’ai pris position avec Crawley et Holt pour couvrir leur départ. Comme pour la première attaque ils nous ont envoyé une volée de flèches, Crawley a été blessé et je l’ai évacué en me couvrant avec mon revolver. Holt en a eu deux avant d’être submergé mais a eu le temps de jeter son fusil dans les broussailles. Je l’ai récupéré quand je suis revenu ce matin.
- Et Cox ?
- Retranché dans des ruines au Sud de la forêt au pied de la crête. Ses ouvriers sont prêts à se battre.
- Ses ouvriers ?
- Oui. La plupart est avec lui depuis de nombreuses années. Un vrai petit clan. Ils viennent de toute l’Inde. Leur contremaître est un Mahratte et il y a trois Bhîls qui veillent au grain. C’est parce qu’ils ont détecté l’embuscade que nous n’avons pas eu plus de pertes. Danaher a été tué en poussant les convoyeurs à se dépêcher. Une flèche dans le dos…
Un soldat s’approche.
- Nous avons retrouvé les affaires de Holt et des deux autre, Monsieur.
- Que fait on des morts ? - demande Fraser
- On laisse les habitants s’en occuper.
- Et les prisonniers ? Trois sur les quatre ont participé à l’attaque du convois.
- Comment le savez vous ?
- La quatrième a tout balancé. Elle dit avoir été... maltraitée…
- Je vois. Est ce que les trois ont dit quelque chose ?
- Ils ont avoué Monsieur. Ils disent avoir obéi aux ordres et la fille a confirmé.
- Le fouet pour les trois! 20 coups chacun ! Et on emmène la fille.
- Il y a aussi une elfe qui veut venir avec nous.
- Une elfe ?
- La fille avec les oreilles pointues dans l’église. Elle a peur pour sa vie si d’autres comme ceux là viennent
- On l’emmène. Qu’elle prenne ses affaires. Sergent Campbell !
- Monsieur ?
- Dès que vous en aurez terminé avec ces minables, rassemblement ! On quitte ce trou. Fraser vous nous guidez jusqu’à Cox. Woodhouse vous nous couvrez et essayez d’effacer nos traces. Exécution.
- Que fait on des prisonniers après la punition ?
- On les laisse ici. Je doutes qu’ils cherchent à nous suivre.
Je pardonne toujours à mes ennemis... Quand ils ont été pendus

- Beaucoup d'auteurs présumés à cette citation ;)

Image
Offline

Avatar de l’utilisateur
Alastair
 
Messages: 4816
Images: 2
Inscription: 08 Avr 2014, 08:47
Localisation: Picardie

Messagepar SLESSIR » 17 Déc 2017, 12:38

Plutôt brutal pour un premier contact , et ça ne va pas aller en s'améliorant :siffle: :demon:
Sors de la nuit, de la mer et du temps ; Revis les légendes que porte le vent.

Forum RP: panther forumchti.com
Offline

Avatar de l’utilisateur
SLESSIR
Membre d'Honneur
 
Messages: 8737
Images: 64
Inscription: 10 Déc 2008, 02:19
Localisation: Quelque part , perdu entre mes rêves et mes songes

Messagepar Alastair » 17 Déc 2017, 13:40

Pas vraiment quand on sait de qui je me suis inspiré mais çà je vous laisse deviner :demon:
Je pardonne toujours à mes ennemis... Quand ils ont été pendus

- Beaucoup d'auteurs présumés à cette citation ;)

Image
Offline

Avatar de l’utilisateur
Alastair
 
Messages: 4816
Images: 2
Inscription: 08 Avr 2014, 08:47
Localisation: Picardie

Messagepar SLESSIR » 19 Déc 2017, 15:06

Le général Sherman (surnommé "le boucher" ) ?
Sors de la nuit, de la mer et du temps ; Revis les légendes que porte le vent.

Forum RP: panther forumchti.com
Offline

Avatar de l’utilisateur
SLESSIR
Membre d'Honneur
 
Messages: 8737
Images: 64
Inscription: 10 Déc 2008, 02:19
Localisation: Quelque part , perdu entre mes rêves et mes songes

Messagepar Alastair » 19 Déc 2017, 17:55

Non! D'abord le boucher c'était Grant surtout après Cold Harbor. Il aurait dit un jour : "Je ne compte jamais mes morts". D'un autre coté il est le premier général yankee à battre les sudistes. La stratégie que lui et Sherman appliquent a été mise au point par le général Winfield Scott et est connue sous le nom de "Plan Anaconda". Pour vaincre le Sud il fallait briser sa volonté de combattre et pour cela s'en prendre à ceux qui poussaient à la guerre bien à l'abri, loin derrière le front.
Comme l'a fait remarquer un officier français à un de ses homologues allemand prisonnier : "Si la guerre est trop dure, il ne fallait pas la commencer". Ce sont les sudistes, plus exactement les mangeurs de feu de Caroline du Sud qui ont déclenché la catastrophe en tirant sur fort Sumter.
Le personnage dont je me suis inspiré (attention ce n'est pas une copie) est beaucoup plus récent... Et britannique...
Je pardonne toujours à mes ennemis... Quand ils ont été pendus

- Beaucoup d'auteurs présumés à cette citation ;)

Image
Offline

Avatar de l’utilisateur
Alastair
 
Messages: 4816
Images: 2
Inscription: 08 Avr 2014, 08:47
Localisation: Picardie

Messagepar Alastair » 30 Déc 2017, 13:03

Épisode 2 – Perdus

Le capitaine Gérald Cox était assis dans sa tente la tête dans les mains. Ce qui aurait du être une mission sans problème avait tourné au désastre. Ils sont perdus en terre inconnue, 6 de ses hommes tués ainsi qu’un des soldats de l’escorte. Crawley blessé, Holt disparu et pas de nouvelles du sergent Fraser. Il est interrompu dans ses pensées par l’arrivée du chef des ouvrier, Durgesh.
- Sahib ! Venez vite !
- Que se passe t il ?
- On entend tirer du coté du village !
Il suit l’hindou à l’extérieur et rejoint les hommes qui écoutent le bruit d’une fusillade.
- Ce n’est pas Fraser qui fait çà à lui tout seul – raisonne l’officier
- Non Sahib ! - Répond Tantya, un des Bhîls. Mais ce sont des Martiny qui parlent. Beaucoup… Le Sahib général a certainement envoyé des soldats à notre recherche et s’ils ont trouvé les morts…
- Durgesh !
- Oui Sahib ?
- Tu doubles la garde. Je ne veux pas être surpris à nouveau. Tantya ! Essaie de savoir ce qui se passe la bas mais ne te fais pas voir même si apparemment ce sont des nôtres.
- Oui Sahib ! - répondent les deux hommes.
Pendant que les deux hommes exécutent leurs ordres le capitaine continue d’écouter la fusillade qui finit par s’éteindre.
- Je me demande qui çà peut être ? - soupire l’officier.
- Avant que nous partions la compagnie en alerte était la 5ème du 1er bataillon du 42 ème, Sahib – lui répond un grand Bengali.
- La compagnie indépendante d’ Howard... S’il a trouvé les morts…
- Il les a vengés, Sahib !
- Et il n’a pas du laisser beaucoup de nos agresseurs en vie…
- Fraser sahib a du les trouver et leur raconter.
- J’espère que tu as raison et qu’ils ont retrouvé Holt vivant…
- Sahib !
- Oui Durgesh ?
- Nous avons de la visite. Une femme qui vient de l’Est sur le sentier le long de la falaise. Elle est seule et ne paraît pas très en forme.
- Qu’est ce qui te fait dire çà ?
- Ses vêtements sont en lambeaux et bien que ce soit une memsahib sa face est aussi noire que la mienne.
- Je vois. Accueillez là sans lui faire peur et amenez la moi.
Le temps que l’officier arrive à sa tente Durgesh lui amène la femme. Elle porte une robe sans manche qui a été noire. Des traces de brûlures sur ses vêtements, ses bras et son visage qui est couvert de suie comme le disait Durgesh. Ses cheveux blonds ont été en partie brûlés eux aussi. Elle a un long bâton accroché dans le dos et paraît épuisée.
- Asseyez vous ! - ordonne le capitaine.
L’officier se tourne vers Durgesh et en hindoustani continue.
- Fais apporter à boire et à manger et que Srijan la surveille
La femme essaie de parler mais Cox l’arrête du geste et lui désigne un tabouret près de la table.
- Vous n’êtes pas en état pour le moment. Quand vous vous serez restaurée nous parlerons. - ajoute t il.
Peu après un hindou apporte un plateau avec de la nourriture et du thé.
- C’est pour vous – ajoute le capitaine.
La femme hésite mais finit par se jeter sur la nourriture. Elle a quand même jeté un regard au Bhîl qui la surveille de loin appuyé sur son fusil. Elle dévore tout ce qu’il y a sur le plateau en buvant le thé puis se redresse et sourit au capitaine.
- Merci – dit elle.
Elle reprend longuement ses esprits et commence à parler.
- Mon nom est Calpernia. Je suis une mage de Tevinter. Je me suis lancée par… amour pour ma patrie dans une aventure qui a bien failli très mal se terminer pour ce monde. J’ai fait des choses dont je ne suis pas fière et maintenant je suis poursuivie par toutes les autorités de Thédas, rejetée par mon propre peuple… J’ai été une esclave jusqu’à ce que ma magie se manifeste. Le problème c’est que les autres peuples ont une peur terrible de la magie en général. Cela fait… deux ans maintenant que je fuis. Je ne peux m’arrêter nulle part. Même si je ne suis pas reconnue exactement, une mage de Tevinter est vue comme une ennemie.
- Vous vous dites mage… Comme avec de la magie ?
- Oui pourquoi ?
- Cela n’existe pas là d’où nous venons. Il faudra nous montrer !
Ils sont interrompus par l’arrivée de Tantya
- Sahib ! Sahib !
- Alors ? - demande Cox
- C’est bien Howard sahib et ses gens. Le Sergent Fraser est avec eux ainsi que le soldat Holt. Il y a aussi d’autres personnes.
- D’autres personnes ?
- Oui. Deux memsahib en armure, un sahib avec une robe comme les prêtres chrétiens et une memsahib habillée comme une paysanne mais elle a des oreilles pointues.
- Une elfe… - commente Calpernia.
Elle a un regard pour le plateau maintenant vide de nourriture
- Je crois que je comprends pourquoi elle suit vos compatriotes...
- Il y a peut être autre chose ?
- C’est même certain. Qu’est ce que c’est que çà ?
Un son étrange semble venir avec le vent. Comme une musique aigrelette…
- Ce doit être Terry.
- Terry ?
- Le caporal John Terry, le Piper de Howard. C’est lui qui joue ce que nous entendons.
- C’est de la musique ?
- Chut ! Ne faites pas ce genre de commentaire devant les soldats. Ils pourraient ne pas apprécier. - répond Cox en riant
Le son se rapproche et Calpernia doit s’avouer que c’est effectivement de la musique même si elle n’a jamais rien entendu de tel. Au bout d’une demi heure ils voient arriver la tête de la colonne, le musicien en tête suivi par un chef vu le port d’une épée et par le reste des soldats en colonnes.
Ils sont accueillis par des acclamations et le Capitaine s’avance à leur rencontre. Des ordres claquent, la musique s’arrête tandis que Cox et Howard se saluent. Après quelques mots les deux hommes s’écartent pour discuter pendant que les soldats s’installent dans les ruines.
- Heureux de vous voir ! Je présume que vous avez pris le même chemin que nous ? - demande Cox
- Oui et il s’est fermé derrière le dernier homme de la colonne – répond Howard
- Comme pour nous. Bon sang ! J’espère que personne d’autre ne se fera piéger…
- Moi aussi mais le général est capable d’envoyer quelqu’un à notre recherche… Que faisons nous maintenant ?
- Mes gens ne sont pas seulement des ouvriers mais savent se battre et ce ne sont pas des sauvages.
- Je n’ai rien dit de tel
- Je sais mais çà signifie que nous sommes coincés dans ce monde et que nous risquons… Non ! Nous allons y semer un sacré bazar !
- Ce n’est pas nous qui avons commencé
- Je sais… Mes pauvres gars… Et Danaher…
- Ça m’a foutu en colère… Vraiment !
- Qui sont les gens que vous avez récupéré au village ? A part Holt bien sur !
- La grande brune s’appelle Aislinn Cauthrien. C’est une Ferelden. Ne me demandez pas ce que c’est. Elle hait Orlaïs, le pays ou nous nous trouvons actuellement. Elle a été embarquée dans une sale histoire et laissée sur place pour payer la note. Elle a réussi à fuir mais les Chevaliers l’ont rattrapée au village. L’autre s’appelle Mera. C’est une des Chevaliers qui servait de… Au chef des Chevaliers… Elle a profité des événements pour lui échapper. Le blond s’appelle Anders. C’est un mage spécialisé en guérison. Il a une histoire compliquée. Il est recherché pour avoir fait sauter une Cathédrale avec la Révérende Mère et les sœurs et il y a eu pas mal de dommages dans toutes la ville. D’après ce que j’ai compris il n’était pas tout seul dans sa tête à l’époque mais le problème a été réglé récemment. Seulement çà l’a rendu imprudent et il s’est fait prendre. La dernière est une servante elfe mais elle a les mains trop fines et un langage trop châtié pour çà. Elle a promis de s’expliquer. Vous avez une invitée, vous aussi ?
- Oui. Une mage en fuite originaire de Tevinter. Un pays loin vers le Nord ou il fait chaud.
- Chaud ?
- Oui sur ce monde nous sommes dans l’hémisphère Sud. Selon elle c’est une patriote qui a fait le mauvais choix et s’est retrouvée embringuée dans un complot qui s’est mal terminé pour les comploteurs. Elle a réussi à fuir mais tout le monde lui court après. Ses compatriotes la considèrent comme traître et les autres la poursuivent pour son implication dans le fameux complot qui a coûté la vie à la Divine. C’est comme çà qu’ils appellent leur pape qui est toujours une femme d’ailleurs.Tout çà fait une drôle d’équipe mais j’ai l’habitude.
- Moi aussi.
- C’est vrai que vous avez récupéré pas mal de gens dont personne ne voulait…
- Pas ma faute si leurs précédents chefs ne savaient pas les utiliser. Je vois que Campbell s’est déjà organisé avec vos gens. Nous allons devoir être vigilants. Nous avons quand même tué presque une centaine de soldats du pays et leur chef était un noble…
- Ce qui explique bien des choses…
- Exact ! Nous, nous sommes des professionnels.
Le capitaine a un petit rire avant de continuer.
- Je vais vous laisser vous installer. Demain, nous interrogerons plus à fond nos invités. D’après ce qu’ils disent ils n’ont pas intérêt à nous trahir mais il est préférable d’être prudent.
- Tout à fait. Seulement nous ne pourrons pas rester ici très longtemps.
- Je sais mais Crawley n’est pas en état de marcher. Sa blessure n’est pas grave mais il est fiévreux.
- Quelque chose attrapé ici ?
- Non, Paludisme. Il n’était pas bien quand nous montions vers le col. Il a tenu le coup jusqu’à ce qu’il soit blessé. Le choc et la perte de sang l’ont affaibli.
Le lieutenant se tourne vers le sergent Campbell
- Collins est prévenu ?
- Oui monsieur et le mage est avec lui.
- Nous avons enterré Danaher et vos hommes dans un coin discret – dit il au Capitaine.
- Merci.
- Vous êtes certain que nous ne pourrons pas retourner en Inde ?
- Malheureusement oui… J’ai fait de curieux rêves depuis que nous sommes de ce coté… Je pense que nous avons été attirés ici pour une bonne raison.
- Faire la guerre…
- Certainement mais pour qui ? Et contre Qui?
- Pas pour les bâtards qui nous ont attaqués en tous cas…
- Pour qui alors ?
- Peut être nos hôtes nous donneront ils quelques indications à ce sujet ? Tant que nous ne savons pas exactement ou nous en sommes, quels sont les acteurs et leurs rapports entre eux, nous devons être prudents sauf si on nous attaque bien sur. Dans ce cas que dieu ait pitié de nos ennemis !

Le lieutenant Stewart et son ordonnance avaient été coincé par un déluge pendant presque cinq jours. Ils avaient trouvé refuge dans une petite grotte dans des ruines mais quand ils avaient pu sortir toutes les traces avaient été effacées.
- Que fait on, sahib ? - demande Padam. Je n’ai rien trouvé même dans les endroits plus abrités. La pluie a lavé le terrain.
- Aucune idée. Et s’il s’est passé quelque chose, réfugiés dans la grotte avec une pluie de mousson dehors, aucune chance d’entendre quoi que ce soit… Ce chemin semble plus utilisé que les autres…
- Il est plus large et par endroit on voit que çà devait être une route fréquentée… Il y a longtemps…
- Et çà va droit vers le Nord… On finira peut être à Simla ? On peut rêver, non ?
- On peut mais je n’y crois pas Sahib
- Honnêtement, moi non plus… Vers l’Est il n’y a pas de chemin et c’est bloqué par la falaise. Il reste donc le Nord et l’Ouest. Je ne sais vraiment pas lequel choisir…
- Laissons le sort décider…
- Ce n’est peut être pas une bonne idée mais je n’en ai pas de meilleure. Allons y ! Pile le Nord, Face l'Ouest…
Le lieutenant sort une pièce de sa poche et la lance en l’air. Les deux hommes se penchent dessus et regardent.
- Pile ! En route vers le Nord !
Les deux hommes se mettent en marche sur la route qui descend en lacets entre les arbres. A plusieurs reprises ils aperçoivent d’autres ruines mais elles sont loin de la route et la végétation empêche de les approcher. Ils ne s’écartent de leur chemin que pour trouver de l’eau et campent dans des clairières. A plusieurs reprise ils ont la sensation d’être observés mais ne découvrent rien de concret jusqu’à ce qu’un matin peu après avoir levé le camp et repris la route ils sentent une odeur sinistre.
- Ça sent la mort Sahib ! - chuchote Padam
- Oui – répond l’officier sur le même ton en décrochant son fusil de l’épaule et en le chargeant.
Ils ont la réponse aux questions qu’ils se posent dans une clairière un peu plus loin. La scène est horrible. Un camp de nomades a été attaqué et tous ceux qui n’ont pu fuir ont été tué sans distinction d’age ou de sexe. Même les bêtes, des sortes de grands daims tout blanc ont été abattus. Cela a eu lieu il y a un bon moment car les corps sont dans un état de décomposition avancée.
- Il n’y a pas de vrai chemin pour venir ici Sahib – souffle le Gurkha. Ceux qui ont fait çà se sont donnés du mal pour trouver ces gens et les tuer.
- Même des femmes et des gosses… Bon ! On n’a pas fait mieux pendant la Grande Mutinerie mais il y avait des raisons… Cawnpore… Delhi… Jhansi…
Un bruit attire leur attention et ils se tournent dans cette direction. Des loups en ont après quelque chose. Les deux hommes s’avancent baïonnette en avant provoquant la fuite des animaux. Au pied d’un arbre une femme est assise. Elle est visiblement sérieusement blessée et à bout de forces. Elle est couverte de sang… Le sien et peut être celui de ceux qu’elle a tués avant de tomber.
- Occupe toi d’elle – ordonne Stewart à son ordonnance. Je surveille les environs.
Il fait un grand tour autour de l’arbre chassant les animaux qui restent là espérant un repas. Dans son périple il tombe sur un cadavre en armure. Cela a apparemment empêché les animaux de le dévorer. Chose curieuse le heaume est à l’image d’un visage humain.
- Ça me fait penser aux chevaliers romains… - se dit il. Vu l’odeur, laissons le dans sa boite.
Dernière édition par Alastair le 30 Déc 2017, 20:14, édité 1 fois.
Je pardonne toujours à mes ennemis... Quand ils ont été pendus

- Beaucoup d'auteurs présumés à cette citation ;)

Image
Offline

Avatar de l’utilisateur
Alastair
 
Messages: 4816
Images: 2
Inscription: 08 Avr 2014, 08:47
Localisation: Picardie

Messagepar SLESSIR » 30 Déc 2017, 18:54

Quand c'est bien joué , une cornemuse n'a pas un son horrible ........ J'ai connu pire :siffle:
Voyez la puissance des dieux du crossover : ils mettent en contact des gens de différents monde , mais qui se comprennent :mdr:
Une raison pour tuer femmes et enfants : pas besoin de raison .............. Juste la haine :triste:

Alastair a écrit:- Ça sent ma mort Sahib ! - chuchote Padam


Je pense qu'il voulait dire : "- Ca sent la mort" ? :pense:
Sors de la nuit, de la mer et du temps ; Revis les légendes que porte le vent.

Forum RP: panther forumchti.com
Offline

Avatar de l’utilisateur
SLESSIR
Membre d'Honneur
 
Messages: 8737
Images: 64
Inscription: 10 Déc 2008, 02:19
Localisation: Quelque part , perdu entre mes rêves et mes songes

Messagepar Alastair » 30 Déc 2017, 20:08

M....! Je corrige!

Pour comprendre la façon de penser de Stewart il faut avoir une idée de ce qui s'est passé pendant la mutinerie de 1857 en Inde. Les Cipayes ont fait de vilaines choses mais on leur a aussi mis sur le dos les crimes d'autres et les anglais n'ont pas fait dans la dentelle pour les représailles. Et tout çà pour quelques principicules spoliés par la Compagnie des Indes (anglaise) car l'Inde appartenait à la compagnie. C'est parce que la mutinerie a provoqué un envoi important de troupes britanniques que la couronne a pris le contrôle du Raj et ensuite dissout la compagnie.

Les régiments écossais engagés dans la lutte contre les mutins n'ont pas été tendres mais leurs adversaires non plus.

PS: Et aussi qui a été fiche le "L" juste à coté du "M" sur le clavier? Menfin!
Je pardonne toujours à mes ennemis... Quand ils ont été pendus

- Beaucoup d'auteurs présumés à cette citation ;)

Image
Offline

Avatar de l’utilisateur
Alastair
 
Messages: 4816
Images: 2
Inscription: 08 Avr 2014, 08:47
Localisation: Picardie

Messagepar SLESSIR » 31 Déc 2017, 21:28

La guerre n'absout que les criminels qui la gagnent :pleure:
Sors de la nuit, de la mer et du temps ; Revis les légendes que porte le vent.

Forum RP: panther forumchti.com
Offline

Avatar de l’utilisateur
SLESSIR
Membre d'Honneur
 
Messages: 8737
Images: 64
Inscription: 10 Déc 2008, 02:19
Localisation: Quelque part , perdu entre mes rêves et mes songes

Messagepar Alastair » 31 Déc 2017, 22:01

Et le seconde guerre mondiale a prouvé que rien n'a changé depuis les origines. Comme le fait dire Jules Verne à un de ses personnages de "L'île mystérieuse" "Les armes à feu sont d'hier, la guerre est aussi vieille que l'humanité".
Je pardonne toujours à mes ennemis... Quand ils ont été pendus

- Beaucoup d'auteurs présumés à cette citation ;)

Image
Offline

Avatar de l’utilisateur
Alastair
 
Messages: 4816
Images: 2
Inscription: 08 Avr 2014, 08:47
Localisation: Picardie

Messagepar Alastair » 05 Jan 2018, 21:04

Épisode 3 – Les elfes

Maintenir la jeune femme en vie ne fut pas facile mais Padam réussit à trouver les plantes nécessaires autour du campement détruit. Nous avions installé le notre assez loin au vent pour ne pas souffrir des odeurs et nous avions pu monter une tente pour la blessée avec des toiles récupérées sur les voitures. Je suis déjà un vieux soldat malgré mes 26 ans. J’ai déjà vu pas mal de morts, amis ou ennemis mais jamais pareil massacre. D’après les traces, une partie des elfes a pu s’échapper dans les bois. Cela m’inquiétait un peu. Les tueurs étaient des humains… Comme Padam et moi…
La blessée avait d’abord refusé de nous parler puis s’était décidé à le faire quand je lui avais demandé si il y avait une façon spécifique d’enterrer les gens. Elle avait demandé
- C’est pour moi que vous demandez çà ?
- Non ! Nous voudrions donner une sépulture aux gens la bas. Nous avons tiré les cadavres des bêtes plus loin et recouvert ceux des gens de branchages même si les charognards ont déjà touchés à certains.
Elle nous avait alors expliqué les coutumes funéraires de son peuple, les elfes Dalatiens. J’avais pris des notes mais n’avais pas posé de questions pour ne pas la fatiguer. Elle avait réussi à avaler un peu de soupe et à la garder puis s’était endormie et je la regardais.
- Une bien jolie fille – chuchote Padam
- Vrai ! Mais… Nous ne sommes pas ici pour çà.
Une elfe… Je n’en revenais pas… Une créature des légendes scots et nordiques en vie devant moi… Enfin en vie… Ses adversaires ne lui avaient pas fait de cadeaux… Quand j’avais examiné le cadavre en armure j’en avait retiré une épée en fer de facture étrange qui s’était avéré celle de la demoiselle. Elle avait été surprise quand je la lui avais rendue. J’en avais profité pour lui demander s’ils avaient repéré des gens comme moi venant du Sud mais elle avait répondu négativement.
- S’ils sont venu par ici nous ne les avons pas vus. - dit elle. Par ou venait ils ?
- Comme nous, je pense, par la vieille route.
- Nous les aurions remarqués. Ils sont nombreux ?
- Il y a deux groupes. Le premier escorte un convoi d’une centaine de mules. Il y a environ 150 hommes. Le second comprend un peu plus de soixante soldats comme moi.
- Non ! Personne n’est venu par la vieille route et nous aurions repéré des groupes aussi importants.
- Donc nous nous sommes trompés dans les ruines au pied de la montagne. Nous aurions du aller vers l’Ouest.
- Heureusement pour moi…
- Vrai. Demain nous commencerons à creuser les tombes. Nous ferons des cairns sur les tombes en attendant de pouvoir planter des arbres. Je vous laisserai une arme au cas ou puisque vous ne pouvez pas utiliser votre épée dans votre état.
- C’est un Dar’Misaan…
- Ah !
Avant de partir le lendemain je lui ai laissé mon revolver et montré comment s’en servir puis dans le camp détruit nous avons commencé à rassembler les corps. Il y avait quatre jeunes enfants et trois femmes parmi les morts… et six hommes. Cela fait treize tombes à creuser. Heureusement que la terre est meuble mais il faut creuser profond pour éviter que les charognards ne viennent les déterrer. Nous avions commencé à creuser plusieurs fosses puis décidé de n’en faire qu’une seule et de déposer les corps côte à côte. Nous nous sommes relayés au cas ou nous aurions des visiteurs et si je n’étais pas très doué ce n’était heureusement pas le cas de Padam. Nous avons mis deux jours à creuser la fosse et le troisième nous avons commencé à y déposer les corps. Nous avions déposé les femmes et les enfants quand brusquement la forêt est devenue silencieuse. Nous sommes sortis de la fosse et avons pris nos fusils.
- Il y a plein de gens tout autour de nous – chuchote Padam
- Amis ou ennemis ?
- Aucune idée.
Des buissons se mettent à bouger et un elfe imposant apparaît. C’est un homme âgé appuyé sur un bâton. Instinctivement Padam a pointé son fusil sur lui tandis que je m’efforçais de voir ou pouvaient se cacher les visiteurs.
- Vous n’avez rien à craindre de moi – lance l’homme. Je suis quand même surpris que des Shems prennent la peine d’enterrer des elfes morts.
Je me redresse et fais signe à Padam de baisser son arme. Il obéit mais reste sur ses gardes.
- Oui ! - dis je. J’ai cru comprendre que votre peuple n’est pas au mieux avec les humains de ce pays.
- C’est le moins que l’on peut dire… Je m’appelle Ilrahel ! Je suis l’ archiviste… Le chef de mon clan. Ceux qui ont pu échapper aux Chevaliers se sont réfugiés chez nous. Combien avez vous compté de morts ?
- Treize ! Quatre enfants, trois femmes et six hommes. Nous avons aussi trouvé un cadavre en armure et une elfe blessée, une Dalatienne.
- Qui ?
- Bonne question ! Elle ne nous a pas donné de nom et je n’ai pas pensé à lui demander.
- D’ici à ce qu’elle pense que vous vous appelez Sahib ! - lance Padam
L’homme s’approche et regarde dans la fosse puis les corps restants à enterrer.
- Pouvez vous me conduire à elle ? Mes gens vont terminer le travail puis je reviendrais pour les funérailles.
- Elle risque de vouloir y assister mais elle n’est vraiment pas en état de bouger si peu que ce soit. Elle est très faible.
- Nous verrons. Comment vous appelez vous ?
- Je suis le Lieutenant Andrew Stewart et voici le Havildar Padam Limbu
- Lieutenant… Je comprends mais l’autre titre ?
- C’est équivalent à Sergent. Padam pourrait commander un peloton mais il préfère rester avec moi.
- Vous avez de la chance
- Je sais. Son père a servi avec le mien. Venez !
Quand je me suis dirigé vers notre camp les autres elfes sont sortis de la forêt. Plusieurs d’entre eux avaient des outils et ont commencé à agrandir la fosse. J’avais gardé mon fusil à la main et Padam aussi. Quand je suis arrivé près de notre camp je me suis annoncé. Notre invitée a tout de suite reconnu l’homme et de la conversation dans une langue inconnue j’ai compris qu’elle s’appelait Filanna. A la fin l’homme a hoché la tête avant de se tourner vers nous.
- Si je comprends bien vous êtes venu de par delà la montagne ?
- Oui mais le passage s’est fermé derrière nous. Nous sommes à la recherche de deux groupes qui ont subi le même sort. Nous savons qu’ils sont arrivé par ici mais au pied de la montagne nous avons été arrêtés par le gros orage et après les traces avaient été effacées.
- Que veulent ces groupes ?
- Le second a été envoyé à la recherche du premier, une caravane qui transportait des choses de valeur. Au pied de la montagne ils ont du partir vers l’Ouest alors que nous sommes partis vers le Nord. J’espère simplement qu’ils n’ont pas eu de problème encore que le second groupe est de taille à se défendre.
- Si je comprends bien, la porte s’est ouverte à nouveau, des gens de votre monde sont entrés dans le notre et vous avez été envoyé à leur recherche ?
- C’est cela. Quand çà se produit, le brouillard envahi le col et les gens s’engagent dans un passage censé être un cul de sac mais qui dans ces circonstance permet d’arriver ici.
- C’est arrivé dans la passé. Ces humains ont tenté de rentrer chez eux mais ont disparu. Soit ils se sont perdus dans les forêts au Sud, soit ils ont tenté de rejoindre les autres humains au Nord…
- Avec le résultat que je devine vu la façon dont ils se conduisent.
- Je le crains. Nous allons récupérer tout ce que nous pouvons du camp de ces malheureux puis nous partirons vers le Sud.
- Je pense que nous allons vous accompagner un bout de chemin jusqu’à ce que nous retrouvions la piste de ceux que nous cherchons.
- Vous êtes les bienvenus.
Tandis que des elfes emportaient notre invitée, d’autres retournaient au camp dévasté pour voir ce qui y était récupérable. Padam et moi avons plié nos affaires et suivi les elfes dans la forêt. A leur camp, nous avons monté la tente à nouveau et Nous avons attendu le retour des autres. Il a fallu plusieurs jours pour que Filanna puisse à nouveau marcher. Nous sommes retournés sur la tombe maintenant terminée et l’Archiviste a dirigé la cérémonie de funérailles. Padam est resté sur place au cas ou des indésirables se montreraient. C’est un chasseur émérite avec plusieurs tigres à son actif dont trois mangeurs d’hommes. Il n’y eu pas de surprise désagréable pendant la cérémonie et tout était calme quand nous sommes revenus au camp. Ilrahel rassembla quelques uns de ses gens et donna des ordres. Peu après tous commencèrent a préparer le départ puis il s’approcha de nous.
- Quelle piste avez vous suivie en venant du Sud ? - demande t il
- Une piste large en pierre même si la végétation l’a en partie recouverte. A environ 1 Heure de marche d’ici vers le Sud. Elle commence entre deux statues de… loup ?
- Fen’Harel ! Oui ! Ce sont des loups…
- Elle part vers le Sud puis fait des lacets pour monter jusqu’au pied des montagnes. Là, il y a des ruines ou nous nous sommes abrités de l’orage. Il y a une gorge qui va vers le Sud et un chemin vers l’Ouest mais pas vers l’Est. La gorge vers le Sud se sépare en deux branches. Celle par laquelle nous sommes venus est maintenant un cul de sac. L’autre, je ne sais pas.
- J’ai exploré cet endroit quand j’étais jeune et l’autre chemin traverse les collines.
- De toute façon je dois retrouver mes compatriotes avant toute chose donc arrivés aux ruines Padam et moi partiront vers l’Ouest.
- Les dieux nous ont quittés il y a bien longtemps et c’était une forteresse, pas un temple. Si vous venez, vous serez les bienvenus. De plus il y a un passage vers le Sud pour rejoindre les terres sauvages et la grande forêt. Si les Chevaliers nous pourchassent nous pourrons leur échapper.
- Nous sommes interrompus par un chasseur.
- Quelqu’un approche Hahren – dit il
- Qui ?
- Un cavalier. Il est seul. Il marche en tirant son cheval par la bride et il y a quelqu’un sur la selle.
- Ou va t il ?
- Il vient vers nous Hahren.
- Est il armé ?
- Un arc et des dagues, Hahren.
Padam s’approche de moi et me passe mon fusil que je charge rapidement tandis qu’il met la baïonnette sur le sien. Je m’assure que le revolver que m’a rendu Filanna est chargé. Nous attendons quand même trois quarts d’heure avant que le cavalier fasse son apparition dans la clairière. Il tire son cheval par la bride et un autre cheval avec des bagages dont la longe est attachée à la selle du premier mais le plus important ce sont les trois enfants serrés sur la selle enveloppés dans des couvertures, trois petits elfes...
Nous n’avons pas eu le temps de réagir. Les parents des enfants se sont précipités pour les récupérer tout en remerciant la personne qui venait de les ramener. Les présentations suivent. Après quelques explications, il s’avère que cette femme devait retrouver une amie à un village appelé Bois Rouge mais qu’elle avait du changer de route à cause d’une compagnie de Chevaliers ne voulant pas être remarquée par eux. De plus si le clan de Ilrahel avait quitté son aire habituelle c’était parce que des gens de ce village les avaient prévenus de la venue de ces Chevaliers. C’est une grande blonde aux yeux clairs, au visage dur et pâle. Quand je la regarde elle me fait penser à la Banshee, aux Dullahan ou même à la Morrigan. Elle dit s’appeler Calienne Valmont et être considérée comme morte par les dirigeants d’ Orlaïs. Et elle tient à le rester. Je n’ai pas pris part à la discussion me contentant d’écouter. J’allais poser poser une question quand elle ajouta qu’elle avait l’impression d’avoir été suivie depuis un certain temps. Quelque chose de gros mais de discret qui se rapprochait petit à petit. Elle était de plus inquiète quand heureusement elle a vu les feux du camp. A ce moment une commotion aux abords du camp suivie par des cris nous interrompt. Ces cris sont suivis par un feulement terrifiant.
- Un tigre – s’exclame Padam.
J’attrape la femme par le bras et la pousse derrière moi. Padam a préparé son fusil et je l’imite en m’écartant de lui. Une elfe sort des broussailles en faisant des moulinets de ses armes et en reculant vers nous. Nous nous écartons l’un de l’autre pour pouvoir la couvrir et c’est à ce moment que je vois le tigre ou plus exactement le reflet des feux dans ses yeux. L’animal jaillit des fourrés et bondit sur la femme qui roule sur le coté. Au moment ou l’animal s’est tourné après avoir manqué sa cible Padam a tiré. La détonation du Martiny résonne dans la clairière et l’animal accuse le coup. j’ai épaulé à mon tour mais n’ai pas à tirer. La bête titube puis s’effondre sur le flanc. Elle tremble quelques secondes avant de mourir. Padam a rechargé son arme et nous avançons vers la bête prêts à tirer mais c’est fini. Le tigre est mort. Curieusement ses rayures sont argentées et non noires et il est beaucoup plus gros que ses congénères indiens. Padam le pique avec sa baïonnette mais c’est vraiment terminé.
- C’est le combien ? - demande je à Padam
Le sixième – répond il. Et à chaque fois dans la même situation, une bête qui vient chasser les gens… J’ai tué mon premier avec un vieil Enfield qu’on charge par la bouche… Il n’est pas mort sur le coup et m’a chargé… J’ai passé un moment difficile a esquiver ses attaques avant qu’il ne succombe… Je n'avais pas de baïonnette. Avec le Martiny, c’est plus facile…
- Et avec un Snider ?
- Moins puissant que l’ Enfield mais plus précis.
- Tu devais forcer un peu sur la poudre, non ?
- C’est mon père qui l’avait chargé. J’ai pris le fusil quand le tigre est venu dans le village car mon père n’était pas là. Il n’était pas content quand il est rentré mais j’avais tué le tigre alors…
- Tu es devenu un grand chasseur comme lui avant de rejoindre le bataillon
- On peut dire çà.
Pendant ce temps les elfes sont restés silencieux et c’est la femme qui s’approche de nous. Elle nous regarde en souriant.
- Merci ! - dit elle. Je n’aurais pas tenu longtemps face à ce lion rouge.
- Ce n’est rien – répond Padam. Je suis heureux d’avoir été utile.
Dernière édition par Alastair le 05 Jan 2018, 23:42, édité 1 fois.
Je pardonne toujours à mes ennemis... Quand ils ont été pendus

- Beaucoup d'auteurs présumés à cette citation ;)

Image
Offline

Avatar de l’utilisateur
Alastair
 
Messages: 4816
Images: 2
Inscription: 08 Avr 2014, 08:47
Localisation: Picardie

Messagepar SLESSIR » 05 Jan 2018, 23:04

Alastair a écrit:Des buissons se mettent à bouger et une elfe imposant apparaît. C’est un homme âgé appuyé sur un bâton.


Un trans ? *parti vers une autre galaxie* :siffle:

Ils n'ont plus qu'à faire demi-tour et repartir vers le nord , en espérant que les deux groupes recherchés n'aient pas fait de mauvaises rencontres
Sors de la nuit, de la mer et du temps ; Revis les légendes que porte le vent.

Forum RP: panther forumchti.com
Offline

Avatar de l’utilisateur
SLESSIR
Membre d'Honneur
 
Messages: 8737
Images: 64
Inscription: 10 Déc 2008, 02:19
Localisation: Quelque part , perdu entre mes rêves et mes songes

Suivante

Retourner vers TES 5 : Galeries de portrait

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 1 invité