Deux épées

Montrez nous votre personnage ^^

Modérateur: Modérateurs

Messagepar Alastair » 18 Oct 2015, 09:13

Une nouvelle histoire ou les renaissances seront limitées. Vous aurez seulement droit à l'intrusion de personnages de notre monde mais d'une autre époque et d'un autre pays. Cela commence 100 ans après Marignan :lol: Bonne lecture.

Prologue

Osaka – 3 Juin 1615

Michiko est folle de rage. Que son frère aîné, Heihachiro se soit lancé dans l'assaut du shiro d' Osaka en repoussant la sortie de Toyotomi Hideyori est dans le droit fil du devoir d'un hatamoto de Tokugawa Ieyasu mais que ce petit idiot de Tochiro se soit lancé derrière lui… Pourquoi faut il toujours qu'il se lance toujours dans des âneries plus grosses que lui ? Quand sa mère lui avait appris que le gamin avait suivi l'aîné sans même que celui ci soit au courant Michiko avait littéralement plongé dans son armure, attrapé sa naginata et couru à sa poursuite. En rejoignant les troupes du Shogun elle avait quand même essayé de prévenir Heihachiro que le petit le suivait juste pour apprendre qu'ils avaient déjà pénétré dans la forteresse. En y réfléchissant, comment ne pas suivre un tel guerrier. Rien que l'histoire des trois têtes… Leur mère venait d'une famille qui avait été plus ou moins hostile au Shogun aussi, trois jeunes idiots en avaient profité pour l'insulter publiquement. Depuis la mort de leur père certains faisaient ce qu'ils pouvaient pour rabaisser sa famille. Heihachiro avait serré les dents et ramené leur mère à la maison puis il avait demandé une audience au Shogun pour demander l'autorisation de venger l'honneur de leur mère.
- Pourquoi me demandes tu cela – avait demandé le seigneur
- Parce que ma vie et mon honneur vous appartiennent et que je n'ai pas le droit de les risquer pour autre chose que votre service – avait répondu son frère.
- C'est bien, ramène moi leurs têtes.
Heihachiro avait frappé le sol de son front avant de partir en chasse et le soir même rapportait les têtes des trois idiots au Shogun. Quatre jour après, il devenait Hatamoto et prenait le commandement d'une centaine dans l'avant-garde. Mais aujourd'hui il fallait qu'elle retrouve Tochiro. Elle franchit le portail forcé par son frère et se trouva devant une vision d'horreur. Des cadavres partout, hommes du shogun et d' Hideyori mélangés. Brusquement elle s'arrêta. Elle venait d'entendre les glapissement de son cadet venant d'une tour proche et elle se lança dans cette direction.
- Par les kamis, cet imbécile s'en est pris à plus fort que lui et en plus ils sont six. - jura t elle en son fort intérieur
C'est à ce moment qu'elle s'aperçut que son petit frère avait certaines compétences. Il brandissait ses deux épées à la fois et tourbillonnait au milieu de ses adversaires. En quelques instants, la moitié gisait morts sur le sol. Mais les trois autres avaient compris et allaient le prendre de façon à ce qu'il ne puisse pas se tourner vers l'un d'entre eux. Michiko décida que c'était à son tour d'agir et brandissant sa lance elle chargea le plus proche ennemi avec un grand cri. Malgré son expérience et sa technique l'homme n'eut aucune chance et la naginata lui arracha un bras avant de le percer de part en part. Tochiro profita de la surprise pour tomber sur les deux autres et les tuer en quelques mouvement. Il s'apprêtait à remercier celui qui était venu à son aide quand il reconnut sa sœur qui n'était visiblement pas contente. Il eut la décence de baisser la tête ce qui n'empêcha pas Michiko de lui passer un savon de première grandeur. Savon qui fut interrompu par un bruit de combat à l'étage supérieur de la tour. Le frère et la sœur se regardèrent puis sans la moindre hésitation se lancèrent dans l'escalier. Ils arrivèrent à l'étage pour voir une dizaine des rônins de Hideyori se jeter sur… Heihachiro et trois de ses hommes. Avec un rugissement de fauve, Tochiro leur tomba dessus, vite suivi par sa sœur. Pris par surprise les ennemis n'eurent pas la moindre chance face au deux frères et à la sœur. Heihachiro et ses hommes reprenaient leur souffle quand il les reconnut.
- Que faites vous là ?
- Je suis là parce qu'il y est – répondit Michiko en désignant le plus jeune. Bon, il se débrouille plutôt bien mais il n'aurait pas du.
Heihachiro leva les yeux au ciel puis secoua la tête. Le tonnerre grondait autour d'eux sans qu'on sache si c'était les canons ou l'orage.
- Michiko - soupira l'aîné. Rentre à la maison et emmène le
- Heihachiro, non ! Je veux me battre – cria le plus jeune.
- Non ! Tu t'es battu aujourd'hui et plutôt bien à ce que j'ai vu mais ton devoir est de rentrer à la maison et de veiller sur notre mère et tes petites sœurs. Michiko ira avec toi.
- Oui frère – répondit l'enfant en baissant le tête.
- Allons y – ajouta Michiko en posant la main sur son épaule tandis qu'elle relevait sa naginata.
C'est à ce moment que cela arriva. Personne n'entendit le coup de tonnerre. Il y eut un éclair blanc, une odeur de souffre puis plus rien. Tochiro fut le premier à reprendre ses esprits. Son armure et ses vêtements fumaient mais il n'avait rien. Son frère et les autres samouraïs se relevaient eux aussi, seulement étourdis.
- Michiko, ou es tu ? - cria le cadet.
La jeune fille avait disparu. Seul son casque de bambous et un morceau de hampe de sa naginata témoignaient de sa présence. Ses frères et les autres fouillèrent la tour et les environs sans la trouver.
- Raiden kami l'a emportée – souffla un soldat
Tochiro regardait son frère horrifié.
- Rentre à la maison, raconte tout à notre mère et veille sur elle et nos sœurs
L'enfant regarda son frère et baissa la tête avant de redescendre de la tour

Michiko reprit ses esprits au bord d'une rivière. Elle regardât autour d'elle sans reconnaître le paysage. De grands arbres, une montagne, une route. Un peu plus loin il y avait un pont sur la rivière et des maisons de pierre de l'autre coté de l'eau. Une sorte de four fumait à coté.
- Des maisons de pierre… Ce n'est pas possible… Ou suis je ?
Une douleur subite lui fit regarder ses mains
- Une brûlure… Mais que s'est il passé ?
En regardant ses mains elle remarqua ses vêtements en lambeaux fumants. Son armure avait disparu comme son casque et son arme. Elle essaya de se rappeler mais sa mémoire la fuyait et une douleur lancinante lui labourait le crâne. Elle regardât à nouveau de l'autre coté de la rivière et vit une sorte de plaine avec des bassins d'eau fumante. Un mouvement attira son attention. Un groupe d'hommes vêtus de bleu venait d'apparaître dans la plaine et paraissait se diriger vers le village, si on pouvait appeler çà un village, deux ou trois maisons autour de ce qui ressemble à une mine. Elle se retourne, la rivière vient d'une gigantesque cascade. Elle regarde à nouveau le village, les hommes en bleu viennent d'y arriver, des soldats menés par…
- Amaterasu ! Des gaijins… pas de mousquets, des épées, des haches, des arcs, ce qui ressemble à des marteaux. Il y a même des femmes ! Par tous les dieux ou suis je ?
Elle ne sait pas quoi faire et recule derrière un arbre quand le groupe va passer sur la route devant elle. C'est à ce moment que tout se déclenche. Des soldats en rouge surgissent de partout et attaquent les hommes en bleus en poussant des hurlements auxquels répondent ceux des assaillis. Le bruit des armes sur les armures et les boucliers s'ajoutent aux cris des blessés et des mourants. Michiko est paralysée par la surprise qui s'ajoute à sa désorientation. A ce moment quelques hommes en bleus tentent de s'enfuir dans sa direction mais sont bloqués par la rivière. Les hommes en rouge les poursuivent et la mêlée enveloppe Michiko. Celle ci tente de s'enfuir vers le pont mais elle est bloquée par un soldat en rouge qui la frappe de son bouclier. Tout devient noir et elle perd connaissance. Quand elle se réveille il fait nuit. Elle est dans une tente, mains et pieds liés avec des hommes en bleu. Elle a toujours mal à la tête. Ses vêtements ont disparus remplacés par des haillons de toile et ses getas par des bandes de tissus. C'est alors que sa voisine lui adresse la parole.
- Ils voulaient vos vêtements alors j'ai préféré vous changer plutôt que les laisser faire
Michiko s'apprête à répondre par le domo habituel quand elle réalise que sa voisine ne lui a pas parlé en japonais mais qu'elle a compris ce qu'on vient de lui dire. Sidérée, elle hoche la tête pour répondre et examine ses voisins. De plus près on voit qu'ils portent des cottes de mailles avec un surcot bleu par dessus. Ils sont tous attachés comme elle mais l'un d'eux est en plus bâillonné. Il paraît plus âgé. Il est grand, blond, barbu. De temps à autre ces hommes lui lancent un regard curieux.
- Ils n'ont certainement pas vu beaucoup de japonaises. - se dit elle. Ils sont blonds, roux, bruns. Certains portent une barbe d'autres pas. Elle regarde la femme à coté d'elle, qui à son mouvement se tourne vers elle et lui sourit. Elle est grande avec des cheveux bruns aux reflets roux et des yeux bleu. Michiko lui sourit à son tour.
- On dirait que vous vous êtes trouvés au mauvais endroit au mauvais moment, non ?
- Oui, et je ne sais même pas comment j'y suis arrivé.
Nouveau choc, machinalement elle a répondu à cette jeune femme dans une langue qui n'est pas la sienne. Alors pour être sure, elle récite de mémoire un Haïku en japonais.
- Qu'est ce que tu dis ?
- Rien, c'est juste un poème dans ma langue natale. Je voulais être sure que je ne l'avais pas oubliée. Heu… Est ce que tu pourrais m'expliquer ce qui s'est passé. Je vous ai vu venir de loin mais je n'avais même pas remarqué les hommes en rouge. Ils étaient bien cachés et pour tout dire je venais à peine de me réveiller.
- Je fais partie de l'escorte d' Ulfric Sombrage, le Jarl de Vendeaume, notre Jarl, et nous nous sommes révoltés contre l'empire qui nous a trahis. Ces soldats en rouges appartiennent à la légion impériale et nous ont pris en embuscade à cinq contre un. Le Jarl s'est rendu pour que nous ne soyons pas tous tués pour rien mais je doute que cela change quelque chose à notre sort final.
- Dans mon pays, il est déshonorant de se rendre. Les guerriers préfèrent se tuer plutôt que de salir leurs familles. Mieux vaut mourir au combat.
- Quelque soit la façon, si on meurt bravement on va en Sovngarde après la mort, dans le hall des héros du dieu Shor. Dis moi, comment t'appelles tu ?
- Michiko et toi ?
- Sigrid
- Tu sais, on est vraiment vaincu que quand on est mort. Tant qu'on est vivant une épée à la main il y a de l'espoir.
- Oui, peut être, mais ce n'est pas le cas.
- Pas encore
Sigrid la regarde comme si elle était folle puis pose sa tête sur ses main liées et s'endort. Michiko la regarde puis fait de même et s'endort comme une souche.
Je pardonne toujours à mes ennemis... Quand ils ont été pendus

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Messagepar Alastair » 19 Oct 2015, 08:14

Episode 1

Helgen

Nous sommes restés là pendant deux jours avec une distribution journalière d'un morceau de pain et d'un peu d'eau. Sigrid et moi avons eu droit à un traitement de faveur car nous pouvions faire un peu de toilette sous surveillance dans un ruisseau proche. Les hommes eux restaient dans la tente qui commençait à sentir le fauve. Le troisième jour, on nous a détachés les pieds et on nous a fait monter dans deux voitures tirées par de gros chevaux. Il y avait une colonne de soldats en rouge de chaque coté des voitures, un cavalier en tête et un en serre-file. Malheureusement Sigrid n'était pas dans la même voiture que moi. Malgré l'inconfort j'ai fini par m'endormir, bercé par le balancement de la voiture et le bruit des chevaux. Quand je me suis réveillée mon voisin d'en face m'a apostrophée sans que je comprenne réellement ou il voulait en venir avant de s'en prendre à son voisin de banc, un voleur de chevaux, dont je me demande encore ce qu'il faisait là. Le quatrième passager s'avéra être le chef des rebelles en bleu, cet Ulfric Sombrage dont Sigrid m'avait parlé. Il était toujours bâillonné. Nous avons roulé toute le nuit sans nous arrêter et nous sommes arrivé vers la mi-journée dans une ville appelée Helgen. De ce village il ne reste aujourd'hui que des ruines mais jamais même si je dois vivre dix mille ans je n'oublierais cet endroit. C'était autant une forteresse qu'une ville. Nous sommes entrés par la porte Est et avons contourné la tour centrale par le sud avant de nous arrêter près de la porte Ouest, à coté d'un portail donnant sur la cour nord. On nous a fait descendre des voitures. Un soldat s'est approché avec une liste et à l'appel de notre nom nous devions nous rapprocher du billot ou les exécutions devaient avoir lieu. Sigrid ne s'était pas trompée. Le voleur, un nommé Lokir, tenta de s'échapper mais ne fit pas vingt pas avant d'être criblé de flèches. Je me suis dit que j'avais peut être une chance quand ils se sont aperçus que je n'était pas sur leur liste. Je leur ai même dit que je n'étais même pas de leur Tamriel, mais çà n'a pas arrêté le capitaine qui a décidé que je devais être exécutée, moi aussi. J'ai donc rejoint les autres juste à temps pour voir l'officier qui menait la colonne apostropher Ulfric, sans que celui ci, toujours bâillonné, puisse répondre. Juste à la fin de son discours, il y eut comme un rugissement venant des montagnes à l'est qui résonna sinistrement sur la petite ville. Le capitaine ordonna à une prêtresse de nous donner les derniers rites mais mon voisin de droite décida qu'il en avait assez et coupant court aux prières marcha seul au billot. Je n'ai pas toujours pas réussi à décider si c'était courageux ou stupide, peut être les deux. Ce n'était pourtant pas un gamin comme mon petit frère mais un homme fait, censé savoir réfléchir. Le capitaine ne se posa pas de question et lui fit mettre la tête sur le billot, l'exécuteur leva sa hache puis frappa et mon ex voisin de droite rejoignit ses ancêtres. Le capitaine décida que j'étais la suivante et j'allais m'avancer à mon tour quand à nouveau le rugissement résonna par dessus les montagnes, plus fort que la fois précédente. Je m'agenouillais devant le bloc encore souillé de sang et posais la tête dessus. Je m'efforçais de regarder l'exécuteur droit dans les yeux quand je vis quelque choses passer dans le ciel venant des montagnes et disparaître derrière la tour devant laquelle j'allais mourir. Le même rugissement retentit cette fois ci incomparablement plus fort et les soldats commencèrent à paniquer, officiers en tête. Le bourreau leva sa hache et l'impensable arriva. Une immense créature ailée, noire comme la nuit, avec des yeux rouges comme des rubis vint se poser sur la tour, le souffle de ses ailes jetant le bourreau à terre. Un Ryu, il y avait un Ryu posé sur la tour. Un Ryu, noir, avec des ailes, des cornes et des griffes, qui me regardait droit dans les yeux. Il poussa un premier cri et des pierres de feu commencèrent à tomber du ciel, détruisant les maisons et les tours, tuant habitants, soldats et prisonniers sans distinction. Je me suis relevée juste à temps pour prendre un second cri de plein fouet et me retrouver complètement sonnée au milieu de la cour. Mon voisin d'en face dans la voiture me rappela que ce n'était pas l'heure de dormir et je le suivais jusqu'à la tour la plus proche. Leur chef et la plupart des autres prisonniers étaient là, débarrassés de leurs liens mais aucun d'entre eux ne s'abaissa à me retirer les miens. C'est à ce moment que j'aperçus Sigrid, allongée sur le sol, baignant dans une mare de sang.
- Trouve toi une épée – me dit elle quand je me penchais
Son regard se figea, son souffle s'arrêta et celle que je considère comme ma première amie en Bordeciel partit rejoindre ses ancêtres. D'un geste je lui fermais les yeux puis me tournais vers les idiots qui attendaient que la tour leur tombe sur la tête.
- Alors qu'est ce qu'on fait ? – criais je. On attend que le Ryu nous écrase sous les débris de cette ruine ?
Le rugissement de celui ci faisant trembler la tour les réveilla. Le Jarl hurla qu'il fallait partir et apparemment la seule issue était l'escalier menant au sommet. Ralof, j'avais appris son nom lors de l'appel des condamnés, me cria de le suivre et s'engagea dans l'escalier. J'eus un dernier regard pour Sigrid et je me lançais à sa suite. Nous arrivâmes au palier pour nous apercevoir que des éboulis bloquaient le passage. Un des camarades de Ralof essayait de dégager un passage. Ce qui me surprit c'est qu'il portait une hache d'arme. Je n'eus pas le temps d'y penser plus longtemps car le dragon brisa le mur et cracha un jet de feu à l'intérieur de la tour tuant net le malheureux. Ralof me tira en arrière juste à temps. Le dragon parti, je vis que le passage vers le haut était encore plus bloqué. Ralof m'appela et me montra par le trou le toit de l'auberge en contrebas me criant de sauter, que ses compagnons et lui suivraient dès qu'il pourraient. Bien que j'eus plutôt l'impression qu'ils voulaient se débarrasser de moi, je pris mon élan et sautais, évitant de justesse les pieux de bois enflammés qui dépassaient. Ces bâtards ne m'avaient même pas détaché les mains. Je couru jusqu'à un trou dans le plancher à l'autre bout de la bâtisse et sautait au rez de chaussée qui heureusement n'était pas en feu à cet endroit. Je sortais juste à temps pour voir le soldat à la liste qui s'efforçait d'attirer à lui un gamin alors que le monstre, le dragon comme ils disent, se posait juste derrière lui et arrosait un homme étendu de ses flammes. J'apprendrais plus tard que c'était le père du gamin. L'enfant et le soldat se mirent à l'abri d'un tas de décombres et je les rejoignis. Le militaire confia l'enfant à un vieil homme et j'appris alors que le soldat s'appelait Hadvar. Il me regarda et me dit que j'avais intérêt à le suivre si je voulais rester en vie.
- Surtout, rasez les murs - ajouta t il.
Pas évident avec les tas de décombres brûlant qui en tombaient. Nous nous glissâmes à travers les ruines et Hadvar failli se faire assommer par le dragon qui se posa sur un mur que nous longions. En sortant de la maison en ruine ou des cadavres achevaient de se calciner, je fus projetée au sol, de la même façon que j'avais été éjectée du billot. Le général qui avait ordonné les exécutions me jeta un coup d'œil mais continua à diriger la défense. En me relevant je vis des soldats envoyer des boule de feu au monstre sans que çà lui fasse quoi que ce soit.
- Mais comment font ils çà ? - me demandais je
Je rejoignis Hadvar un peu plus loin et nous entrâmes dans une cour ou nous nous trouvâmes nez à nez avec Ralof. C'est comme çà que j'appris qu'ils se connaissaient et ne s'aimaient pas. C'est aussi là que je vis pourquoi il fallait raser les murs, le dragon attrapant un archer dans ses griffes et le lançant en l'air. Du coup, je longeais le mur de gauche en essayant de ne pas quitter le monstre des yeux. De toute façon, je n'avais pas envie de suivre Ralof, vu la façon dont il s'était débarrassé de moi. Le dragon ayant été voir plus loin si il y avait encore quelque chose à tuer, j'en profitais pour rejoindre Hadvar qui me fit entrer dans le donjon de la forteresse. Nous entendions toujours les rugissement à l'extérieur mais atténué par l'épaisseur des murs. Hadvar, n'en revenait pas.
- Un dragon ! Un héraut de la fin des temps – dit il
Je n'avais pas envie de philosopher sur le sujet aussi je lui montrais mes mains toujours liées. Avec un sourire d'excuse, il sortit une dague et trancha les lanières de cuir. Rien que pour çà j'ai failli l'embrasser. D'ailleurs il était mignon somme tout. Son seul défaut était qu'il faisait une tête de plus que moi mais je me rendrais vite compte que c'était la norme dans ce pays, même pour les femmes et je n'avais pas encore rencontré les jumeaux. Il me montra les coffres et me dit de me servir. Je raflais tout ce qui pouvait être utile, armes, armures et or. Je ne le lui laissait même pas le temps de se tourner et je me dépouillais de mes haillons de prisonnière pour enfiler une armure. Quand je levais la tête, il n'avait rien perdu du spectacle mais il était tout rouge. Mignon, je vous dis. La seule arme disponible était une épée à une main en fer. Pas de quoi rêver mais çà valait mieux que rien. J'ai essayé d'en prendre deux en même temps mais je n'avais pas la technique. Je me contentais de quelques moulinets avec une seule avant de suivre Hadvar dans un corridor dont il avait ouvert la grille. Tout au bout nous arrivâmes à une autre grille qu'il ouvrit. A peine était elle ouverte que nous entendîmes ce qu'il appelait des sombrages, les gens en bleu, discuter. Il marmonna quelque chose à propos de négociations mais à peine étions nous entrés que les deux idiots nous tombaient dessus. Ça promettait. Très vite je pris la petite épée à deux main, la maniant comme un Katana et tuais proprement les deux imbéciles. Hadvar me jeta un regard surpris puis m'entraîna dans une succession de salles et de couloirs ou nous avons failli prendre le plafond sur la tête à deux reprises. A chaque fois que nous croisions des sombrages, ils nous cherchaient noise et se faisaient invariablement tuer. Je récupérais quand même un arc et des flèches et Hadvar m'indiqua les potions qui pouvaient être utiles. Je ramassais aussi une grande épée en fer à deux mains, pas aussi maniable qu'un Tashi car beaucoup plus lourde mais plus pratique à tenir que ma petite épée. A peine en eûmes nous fini avec les rebelles que nous avons eu affaire à des araignées grosses comme des chiens, des gros chiens, puis à un ours. Nous avons tué les araignées et évité l'ours. Sur le chemin j'ai encore ramassé tout ce qui pouvait avoir une utilité et nous sommes enfin ressorti à l'air libre pour voir le dragon voler au dessus de nos têtes en direction du nord. Hadvar s'est caché derrière un rocher tandis que j'étais retournée dans l'entrée du passage. Quand il a disparu au-delà de la montagne, Hadvar m'a invité à le suivre jusqu'au plus proche village, Rivebois, ou son oncle est forgeron. Au point ou j'en étais… je l'ai suivi.
Je pardonne toujours à mes ennemis... Quand ils ont été pendus

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Messagepar SLESSIR » 19 Oct 2015, 09:52

C'est sûr qu'avoir une épée va être un peu difficile pour elle , mais elle ne risque pas de trouver des naginatas en Tamriel
Sors de la nuit, de la mer et du temps ; Revis les légendes que porte le vent.

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Messagepar Alastair » 19 Oct 2015, 13:07

On verra bien ;)
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Messagepar Alastair » 20 Oct 2015, 08:21

Episode 2

Rivebois

Le chemin jusqu'au village fut sans incidents mis à part quelques loups présomptueux. A un moment, le chemin longeait une rivière et je me suis demandé si je ne pourrais pas me baigner mais Hadvar me parla de poissons carnivores et de toute façon l'eau était vraiment froide. Je fut quand même surprise par de gros poissons qui essayaient de sauter les cascades. Du poisson ! Intéressant ! Si je peux en attraper çà me changera du pain sec. Nous arrivâmes au village et la forge d' Alvor, l'oncle d' Hadvar était la première maison sur la gauche. Hadvar l'appela mais lui demanda d'aller parler dans la maison. Le forgeron tiqua un peu en me voyant mais suivi son neveu. A ce moment là j'entendis une vieille femme s'écrier qu'elle avait vu un dragon survoler le tertre, un dragon gros comme une montagne et noir comme la nuit. J'échangeais un regard avec Hadvar avant d'entrer dans la maison. Je ressentis un choc en entendant Alvor appeler sa femme… Sigrid… Hadvar me regarda tristement. Il devait savoir. C'est lui qui tenait les listes. Il raconta les événements à son oncle et sa tante sans parler de la raison de ma présence, précisant seulement que je lui avait sauvé la vie ce qui somme toute n'était pas faux. La dessus Alvor me demanda si je pouvais aller prévenir le Jarl dans la ville suivante, Blancherive afin d'avoir un peu de protection. Vu ce que le dragon avait fait des soldats, je doutais de l'utilité d'une garnison mais gardais mes réticences pour moi. Il me donna de quoi manger, quelques babioles et même une vieille robe de sa femme puis nous laissa pour retourner à sa forge. Sigrid était descendu à l'étage en dessous, accompagnée par leur fillette, Dorthe. Hadvar en profita pour essayer de me recruter dans la légion mais je lui répondis que j'y réfléchirais. Puis ne voulant pas abuser de l'hospitalité de ces braves gens et surtout ne pas leur attirer d'ennuis je décidais de partir. Ayant voulu saluer Alvor, je me retrouvais faire l'apprentie forgeron. Alvor me fit fabriquer une dague de fer et un casque en peau. D'après lui j'étais douée ce qui était bon à savoir. Lorsqu'il ferma sa forge pour la nuit, je quittais Rivebois pour rejoindre la capitale de la châtellerie de Blancherive. J'eus encore maille à partir avec quelques loups avant d'arriver aux portes de la ville, fermées pour la nuit et aussi, selon le garde, à cause des dragons. Trop fatiguée pour discuter, je fis demi-tour. J'avais récupéré un sac de couchage à Helgen, aussi décidais je d'aller camper dans un petit bouquet de sapins à l'ouest de la ville. C'est à ce moment là que la chance me sourit. Dans ce petit bouquet d'arbre je trouvais une tente abandonnée mais encore utilisable et à l'intérieur un sac à dos ayant appartenu à un certain Jeremiah. J'y trouvais un peu d'or, une hache de bûcheron, un livre qui expliquait comment se fabriquer son matériel de campement et dans son livre, une carte indiquant l'emplacement d'une grotte pouvant servir de cachette. En regardant cette carte je compris que j'avais du passer juste à coté en venant. Je rangeais soigneusement tout çà dans le sac avant de me glisser dans les fourrures et de m'endormir. Les kamis devaient veiller sur moi car rien ne se produisit jusqu'à ce que le soleil levant me réveille le lendemain. Je récupérais tout ce qui pouvait me servir puis repartis pour la ville. Juste à coté de la porte, nouvelle surprise, des marchands s'étaient installés mais pas des humains. Des hommes chats, des « Khajiits » venus « d' Elsweyr », une province désertique loin au sud. Fort aimables il me délestèrent de mes babioles en trop en échange d'un peu d'or puis je retournais voir le garde. Cette fois ci je ne m'en laissais pas compter et lui expliquais que j'étais envoyée par les gens de Rivebois qui demandaient de l'aide. Compréhensif, il m'ouvrit la porte et m'indiqua ou était le palais du Jarl. Il aurait fallu que je sois aveugle pour le manquer, ce palais qui dominait la cité. A peine entrée, la politique de la province me sauta à la figure sous la forme d'un quidam qui commandait des armes pour la légion à la forgeronne de la cité. Je passais outre et montait jusqu'au palais du Jarl, très impressionnant. J'y entrais sans qu'on me pose de questions, retirais mon casque et montais les escalier jusqu'à l'étage mais à peine avais je pointé mon nez qu'une femme s'avançait vers moi l'épée à la main. A sa sommation, je répondis que Alvor de Rivebois m'avait envoyé demander du secours suite à l'attaque de dragon sur Helgen. Dès que je parlais du dragon, son attitude changea et elle me conduisit près du Jarl qui m'interrogea sur le dragon. Je passais sur certains détails et expliquais que le monstre avait détruit Helgen avant de partir vers le Nord. Le femme qui m'avait accueillie plutôt fraîchement s'avéra être une Dunmer du nom d' Irileth, Huscarl , c'est à dire garde du corps personnel du Jarl. Quand elle demanda à envoyer des gardes à Rivebois un autre conseiller tenta de s'y opposer mais le Jarl, Balgruuf le Grand de son nom, décida de faire passer la sécurité de ses sujets avant des considérations politiques, montant du coup dans mon estime. De plus une fois Irileth partie donner ses ordres il me fit cadeau d'une armure d'acier et me conduisit près de son mage de cour, Farengar, qui avait du travail pour moi. J'ai déjà dit que les gens du pays avaient une tête de plus que moi mais Balgruuf méritait son nom, étant encore plus grand que la moyenne. Farengar m'expliqua ce dont il avait besoin, une pierre gravée cachée dans un tombeau ancien, le tertre des Chutes Tourmentées, celui qui donnait des cauchemars à Hadvar quand il était petit. J'en profitais pour me documenter un peu sur la magie et les enchantements et Farengar me conseilla d'aller à l'académie de Fortdhiver dans le nord. Il me demanda aussi de passer en ville donner des ingrédients à Arcadia, l'alchimiste, encore un domaine nouveau pour moi. Alors qu'au Japon tout cela relevait des contes et légendes, ici c'était considéré comme normal, enfin presque car les nordiques n'apprécient guère la magie, considérant son utilisation comme une lâcheté ou même une traîtrise. Sur la promesse d'une récompense par le Jarl je quittais le palais. Je descendis au marché ou on m'indiqua la boutique d' Arcadia. Je lui donnais les ingrédients de Farengar et elle me remercia avec quelques potions. J'en profitais pour me documenter un peu sur l'alchimie et pu faire quelques essais sur sa table. En sortant je tombais sur une altercation entre les membres de deux familles autrefois amies mais que leurs opinions politiques avaient séparées. Apparemment, le fils d'une marchande avait disparu et elle accusait l'autre famille. Eux disaient que le disparu était mort. Drôle d'histoire. Repensant à la carte de Jeremiah, je décidais d'aller faire un peu d'exploration. De plus c'était sur mon chemin car pour aller au tertre, Farengar m'avait dit d'aller me renseigner à Rivebois. En sortant j'entendis Irileth donner leurs consignes aux gardes pour Rivebois, consignes très pragmatiques, on ne joue pas aux héros, on met les gens à l'abri en cas d'attaque. Même si la Huscarl restait méfiante à mon égard, je commençais à la trouver sympathique, comme son maître d'ailleurs. Si pour moi quelque chose est respectable c'est la loyauté encore que je m'apercevrais plus tard qu'ici on ne conçoit pas la loyauté comme moi. Je sortis de la ville derrière les gardes et pris le chemin de Rivebois. Arrivé à l'endroit marqué sur la carte je descendis au bord de l'eau et il me fallu fouiller dans la végétation pour trouver l'entrée d'une grotte. J'allumais une torche, m'y glissais et fut très surprise de ce qui s'y trouvait. J'allumais torches et braseros pour éclairer la salle, laquelle était remplie d'un demi pied d'eau. La première chose qui frappa mon regard c'était un squelette avec une flèche plantée dans la jambe adossé à un pilier de pierre. A ses cotés un vieux sac à dos et une caisse pleine de bouteilles vides. Un peu plus loin sur la gauche, la même statue qu'à Blancherive et sur la droite, de chaque coté d'une chute d'eau, à droite, de quoi couper du bois et à gauche un atelier pour le cuir et les peaux comme j'en avais utilisé un chez Alvor. Je fouillais le sac et y trouvais, une clé, un journal et un peu d'or. Sous le sac je trouvais une belle épée à une main dont le fourreau avait disparu depuis longtemps. Quand je la pris en main, je m'aperçus que la lame luisait étrangement. Serait ce une épée enchantée ? A l'époque j'étais méfiante à ce sujet aussi je la reposais près du squelette. A l'atelier de tannage, je trouvais des peaux encore en bon état sur une table. Près de la table, une chaise sur laquelle je m'assieds pour lire le journal. Le squelette est celui d'un nommé Rayek et il lègue tous ses biens à celui qui trouvera ce journal. Selon le journal ces biens comprennent une cachette et l'épée. Comme cachette, c'est succinct et l'épée… Pourquoi pas ? Plus tard peut être ? Mais pourquoi une clé ? Il n'y a de serrure nulle part. A moins que… la cachette soit autre chose… Je me levais et explorais la salle. De l'eau coulait d'orifices de chaque coté de la statue et entre les deux ateliers. Cette chute là étant plus importante que les deux autres, je me glissais derrière pour me retrouver dans un renfoncement fermé par un mur de pierre. J'explorais minutieusement l'endroit et fini par trouver juste sous la surface de l'eau une poignée dissimulée derrière une pierre. Je tirais dessus et le mur de pierre s'éleva démasquant un vestibule sec fermé par une porte à double battant comportant une serrure. Dès que j'y entrais, des braseros s'allumèrent tout seuls, brûlant d'une flamme étrange d'un blanc bleuté. Sur la gauche, une chaîne. Quand je tirais dessus, la dalle de pierre repris sa place. Je m'avançais vers la porte et essayais la clé. La porte s'ouvrit et je me retrouvais dans un couloir fermé à son extrémité par une autre porte. J'avançais lentement et les lumières s'allumaient au fur et à mesure si bien que je finis par éteindre ma torche. Je m'avançais pas à pas, découvrant la vraie cachette de Rayek. A droite en entrant, une table d'alchimie comme celle d' Arcadia avec de quoi ranger potions et ingrédients, en face trois plaques pour exposer des armes. Je fis demi tour, ouvris la porte de pierre et allais chercher l'épée de Rayek, sa lame comme il disait et l'accrochais à la place d'honneur, au milieu. Je ne comprendrais que bien plus tard le pourquoi de ce terme et l'allusion à un enfant de dragon dans son journal. Quand ce fut fait je repris mon exploration. L'espace suivant comprenait, à droite une forge complète, aussi bien équipée que celle d' Alvor et en face, Oh ! Merveille, un grand bain dont on voyait l'eau fumer. Ce fut plus fort que moi. En quelques instants je laissais armes et armure sur le sol et entrais dans une eau délicieusement chaude. Tout autour du bassin il y avait cinq fauteuils de pierre. Quand on était assis sur l'un d'eux on avait de l'eau jusqu'au cou. J'y étais tellement bien que je failli m'y endormir. Je pris quand même sur moi et quittais ce paradis. Je récupérais la robe donnée par Alvor au lieu de remettre l'armure impériale que je posais avec le reste de l'équipement sur l'établi et avançais vers le fond. A droite, un atelier d'enchantement comme celui de Farengar et à gauche trois grande bibliothèques vides. La porte du fond étant fermée je du aller rechercher la clé pour l'ouvrir et découvrir une grande chambre. Un grand lit à deux places trônait au milieu avec sur la droite deux grands placards et un mannequin pour armure tandis que sur la gauche, des gardes manger hélas vide tenaient compagnie à une grande cheminée avec tout un tas d'ustensiles de cuisine. J'étais émerveillée. Si je me débrouillais bien j'avais un refuge formidable avec tout un tas d'équipement dont j'arriverais bien à me servir. J'allais remettre mes bottes et allais prier devant les restes de Rayek, me promettant de lui donner une vraie sépulture dès que possible puis je rentrais et fermais toutes les portes derrière moi. Sans égard pour l'heure et me sentant pour la première fois en sécurité je m'allongeais sur le lit et m'endormis.
Dernière édition par Alastair le 20 Oct 2015, 19:16, édité 1 fois.
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Messagepar SLESSIR » 20 Oct 2015, 15:59

OUARF , le pavé :lol:

Ce serait un peu mieux de le découper en paragraphes , non ? :pense:

Alastair a écrit:Je fut quand même surprise par de gros poissons qui essayaiENt de sauter les cascades. Du poisson ! Intéressant ! Si je peux en attraper çà me changera du pain sec.


Apparemment , Michiko s'attendait à bouffer du pain sec tous les jours ? :mdr:

Au sujet de la grotte , elle existe vraiment ? J'ai du mal à croire que Bethesda ait "installé" un aussi bel endroit pour le/la joueur/joueuse ? Oo
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Messagepar Alastair » 20 Oct 2015, 18:56

La grotte, c'est un mod. C'est d'ailleurs mon préféré. Je l'ai testé puis désinstallé puis réinstallé quand j'ai commencé à écrire des fics vu que je teste les situation in game dans la mesure du possible.
Au total j'ai quelques mods esthétiques sur armes et armures sans modifications des performances , l'amélioration des cités et au total trois maisons et une tente de camping. Au niveau gameplay, des mods d'amélioration de l'artisanat (forge et cuir), un autre pour modifier le loot pour gagner moins vite une fortune , des mods qui améliore la création du perso, qui envoient les gens se planquer en cas d'attaque de dragon ou de vampires, qui rajoutent des pancartes utiles, pour ,paramétrer les killmove et j'en oublie certainement. j'ai essayé d'équilibrer mon gameplay pour réduire la facilité tout en me permettant de mettre mes persos en situation sans aller jusqu'à un RP exagéré. Par exemple j'utilise un mod qui ne m'oblige pas a à accepter une quête donnée par un quidam que je n'ai pas pu éviter ne serait ce que pour ne pas me perdre dans le journal de quête. Pour ma dernière fic j'essaierai de mettre des images car je ne suis pas mécontent de ma Michiko. Je n'en dis pas plus pour ne pas spoiler. Je n'ai aucun mod qui fasse de mon perso quelqu'un d'invincible ou qui le dote de matériel super boosté. Par exemple, avec la grotte il y a une super épée, j'en parle mais je ne m'en sert pas.

Pour le poisson, je ne suis pas sur qu'au japon on voie des saumons remonter les rivières mais je peux me tromper.

Je corrige la faute et je n'aime pas les paragraphes. De plus comme c'est le perso qui raconte l'histoire ce n'est pas évident de découper car tout s'enchaîne mais je vais quand même essayer de faire un effort.
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Messagepar SLESSIR » 20 Oct 2015, 21:31

Alastair a écrit:La grotte, c'est un mod. C'est d'ailleurs mon préféré. (1)

Je corrige la faute et je n'aime pas les paragraphes. De plus comme c'est le perso qui raconte l'histoire ce n'est pas évident de découper car tout s'enchaîne mais je vais quand même essayer de faire un effort. (2)


(1)Le nom de ce mod , merci ^^

(2)Je ne t'embrasse pas mais le coeur y est :rouge:
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Messagepar Alastair » 21 Oct 2015, 08:14

Le mode s'appelle "La fin de Rayek" et on le trouve à la Confrérie des Traducteurs. Pour la mise en page ce n'est pas évident car elle change subtilement quand j'insère le texte sur le site :lol:

Episode 3

Le tertre

Impossible de savoir l'heure à laquelle je me suis réveillée. Je remets mes bottes et sort de la grotte. Il fait à peine jour. Pas étonnant que je me sente bien, je dors depuis l'heure du singe hier et il doit être celle du lièvre. A ce moment, je vois un gros poisson sauter hors de l'eau et je fais une grosse bêtise. Je retire bottes et robes et complètement nue saute dans l'eau froide. J'arrive à attraper plusieurs poissons mais manque d'être entraînée vers les chutes par le courant.
- Par les kamis quelle idiote, il va falloir que je réfléchisse un peu plus – me dis je
Je me rhabille, récupère mes poissons et retourne dans la grotte. Je les pose près des garde-manger puis récupère mon sac et le vide, répartissant mon butin dans les placards adéquats. Je mange les filets crus d'un poisson mais fait cuire les autres pour les conserver. Je vais alors me changer, remplaçant l'armure impériale par le cadeau de Balgruuf. C'est lourd mais çà protège bien, sauf peut être les bras. Je récupère mes armes et m'appète à sortir. Pour l'instant je laisse la vieille armure sur l'établi. Alvor m'a dit que l'on pouvait récupérer des bandes de cuir à partir de çà. En passant devant j'hésite à prendre la lame de Rayek mais j'y renonce. Je n'en sais pas assez sur ces armes enchantées. Je ferme les portes derrière moi mais avant de passer la porte de pierre je vois un paquet posé sur une botte de paille sur la gauche. C'est une lettre adressée à Jeremiah avec une bourse de cuir contenant des pièces d'or.
- Que fait elle là ? - Me dis je. Si çà tombe, il a trouvé la grotte et la poignée mais pas la clé et n'a pas pu aller plus loin. Et il a laissé çà ici.
J'ouvre le paquet et commence à lire. Il est question d' un héritage. Une certaine Hvila, d' Epervine est morte et lui a laissé sa maison et 1000 septims sur lesquels le Jarl local en a pris 100 comme taxe. Il y a une carte avec l'emplacement de la maison par rapport à Epervine et une clé au fond de l'enveloppe. Je continue d'éplucher les papiers et là çà devient énorme. L'amie de Jérémiah a trouvé un des repaires de la Reine Louve à Solitude. C'est dans la tour du Loup, à droite après la porte principale. Il faut monter au niveau du chemin de ronde et il y a un dessin indiquant sur quelles pierres de la muraille appuyer et dans quel ordre. Je ne sais pas qui était cette Reine Louve mais on verra bien. Cette Hvila était sacrément futée. Si je me débrouille bien, çà me fera trois refuges. Je retourne ranger tout çà dans la bibliothèque puis ferme à clé toutes les portes avant de sortir. En route pour Rivebois.
En arrivant dans le village je vois que les gardes sont déjà là et les gens semblent rassurés. Un passant m'interpelle et flirte même avec moi, enfin jusqu'à ce qu'une certaine Gerdur le rappelle à l'ordre. Il me laisse alors pour se diriger vers l'auberge. Je veux m'excuser auprès de la femme mais elle me répond que ce n'est rien, c'est juste des paroles en l'air. Nous parlons un moment et j'apprends pas mal de choses, à propos de l'autel d' Azura, de la capture d' Ulfric Sombrage et de son évasion (çà j'étais au courant mais je ne dis rien) et sur un triangle amoureux entre la sœur du marchand, Camilla Valerius, le barde Sven et Faendal un chasseur bosmer qui travaille à la scierie. Apparemment elle n'arrive pas à choisir. De plus ils se sont fait cambrioler il y a peu. Nous nous quittons bonnes amies et je vais voir de plus près ce qui se passe au Marché de Rivebois.
A peine entrée, j'assiste à une dispute entre Camilla et son frère Lucan. Ce dernier refuse de laisser sa sœur aller à la recherche des voleurs, ce en quoi il n'a pas tort. Je m'interpose et Lucan m'explique qu'on lui a juste volé son porte bonheur, un bibelot en or en forme de griffe de dragon. Je me propose pour aller le chercher et il me dit qu'il faut aller au tertre des Chutes Tourmentées. Je réfléchis à toute vitesse et je vais lui demander si il peut m'expliquer comment aller la bas quand la sœur intervient et se propose pour me guider.
- Pas plus loin que la sortie de Rivebois – clame Lucan
Camilla me conduit jusqu'au pont et me montre le chemin, précisant qu'il faut aller vers le nord après la tour de guet puis retourne près de son frère en me disant qu'ils m'attendront. Bon! Eh bien allons y. Je passe le pont, m'engage dans le chemin et au premier lacet je suis attaquée par un loup.
- Bon ! Une peau de plus ! - me dis je
Je continue jusqu'à la fameuse tour qui s'avère occupée. Je décroche mon arc et avance prudemment. Dès que les occupants des lieux me voient ils prennent leurs armes et me fonce dessus. J'arrête le premier d'une flèche en plein crâne, à 10 pas ce n'est pas difficile, l'archer dans la tour est plus difficile mais trois flèches suffisent à en venir à bout. Alors que je m'approche pour aller fouiller l'endroit, un troisième larron me tombe dessus j'esquive l'attaque, lâche mon arc et prend mon épée, toujours à deux mains. Ce n'est pas un guerrier mais un bûcheron qui tape comme une brute, n'importe comment. A la troisième esquive j'ai une ouverture et je le lui fend le crâne. Il ne me reste plus qu'à fouiller les corps et la tour. Je récupère ce qui peut compléter efficacement mon armure, casques, bottes et gantelets de fer pour remplacer ce qui me reste d'équipement impérial ainsi que des vivres, des ingrédients, de l'or et une lanterne puis je redescend et pars vers le nord ou se trouve le tertre proprement dit. J'avance encore plus prudemment que pour la tour car il y a certainement des gardes.
- Gagné ! - pense je
Il sont trois pour être précis. Je me glisse par la droite et réussis à en abattre deux avant que le troisième ne me détecte. Il me faut un moment pour m'en débarrasser car cette fille sais se servir de son arc. Je récupère ce que je trouve d'intéressant sur les corps, particulièrement les flèches et un arc de chasse, de meilleure qualité que le mien. Je fouille les alentours et finit par dénicher un petit coffre et un sac avec des ingrédient puis j'entre dans le temple proprement dit pour y entendre deux autres bandits se disputer à propos d'une griffe d'or qu'un certain Arvel a emporté à l'intérieur.
Bien cachée, je me débarrasse des bandits sans coup férir. Il y a deux autres cadavres dans la salle immense, un coffre à forcer et pas mal de gros rats morts. Encore un peu d'or, des flèches, des ingrédients, des vivres puis je m'engage dans le tunnel qui descend à l'intérieur de la montagne. Je finis par arriver à l'entrée d'une salle fermée par une grille mais il y a déjà quelqu'un à l'intérieur. Je le vois manœuvrer un levier et se faire tuer par une nuée de dards empoisonnés.
- Ah ! Il y a un piège. - constate je
Je commence par fouiller le cadavre puis j'examine la pièce. Sur la gauche trois piliers portant des images. Tombé à gauche du levier une sculpture portant une autre image et au dessus de la porte deux autres images. Si on tient compte de celle qui est tombée, de droite à gauche cela fait poisson, serpent, serpent.
Je me tourne vers les piliers et essaie de les bouger. Ils pivotent, faisant apparaître une nouvelle image. Je reproduit celle que je viens de définir puis me tourne vers le levier. Je le manœuvre et recule d'un bond. Pour rien, la grille s'est juste ouverte.
J'entre dans la salle suivante. Il y a un levier à gauche, je l'abaisse et la grille se ferme. Brusquement j'entends une galopade. Une rampe de bois descend dans un puits et le bruit vient de là. Je me recule le dos au mur et prend mon épée. Trois gros rats jaillissent du puits et me foncent dessus mais mon épée ne les laisse pas approcher. Avant de m'engager dans le puits, je fouille un coffre avec un peu de butin. Une fois en bas, je m'engage dans une galerie qui serpente jusqu'à une zone bouchée par des toiles d'araignées. Je me souviens de celles en dessous d' Helgen.
- Bon ! Seule çà va pas être facile mais je devrais y arriver. - me dis je
Avant de m'ouvrir un passage je fouille le coin et trouve un coffre englué de toiles avec un peu de butin ainsi que quelques pièces sur un squelette. Je taille les toiles avec mon épée et entre dans une grande salle. Je pousse un hurlement et me sauve en courant en voyant descendre du plafond une araignée plus grosse que le bœuf des Grisetoison. Je reprend espoir en voyant qu'elle ne peux pas me suivre mais brusquement j'entends des hurlements de terreur. La bestiole s'en prend à quelqu'un d'autre. Je prends mon arc et me glisse dans la salle. J'ai le temps de tirer deux flèches avant de filer pour esquiver le jet de poison. Comme elle vient jusqu'au passage je peux lui tirer deux flèches de plus. Ça me prend un moment mais j'arrive à en venir à bout. J'entre dans la salle, récupère mes flèches encore utilisables, du venin qui intéressera Arcadia, fouille les urnes ou je récupère quelques pièces et des bijoux, des crochets sur ce qui reste des victimes de l'araignée puis je vais m'occuper du braillard.
Je ne comprendrais l'ironie du terme que bien plus tard car c'est un dunmer, un elfe noir. Et nous sommes sous une falaise, marrant non ? Jiub aurait certainement apprécié! C'est bien le nommé Arvel, je ne perd pas de temps en explication et lui réclame la griffe de Lucan. Il avoue l'avoir mais ne peux me la donner englué comme il est. Il ajoute que c'est la clé d'un trésor inimaginable, la puissance des anciens nordiques. Je sort une dague et le libère de sa toile et ce cochon m'injurie et file en courant. Le temps de me reprendre et de le suivre je m'arrête brusquement en entendant des bruits de combats, des grognement et un cri d'agonie. J'ai comme qui dirait l'impression que je vais faire connaissance avec les fameux draugrs qui donnaient des cauchemars au petit Hadvar.
Je m'avance tout doucement en cherchant après eux et juste après le coin, en bas de l'escalier en voici deux... Zut ! Un troisième m'a repéré et sort de sa niche, je me recule pour ne pas attirer les deux autres et me dépêche de lui tirer trois flèches. Il tombe mais le bruit attire ses amis. Je remonte à reculons l'escalier et leur tire chacun une flèche dans la tête avant qu'ils ne m'aient repérée. Bon les draugrs, çà meurt aussi, c'est déjà çà. Je vérifie qu'il n'y en a pas d'autres et fouille le corps du nommé Arvel. Pas grand-chose à part la griffe et son journal que je feuillette machinalement.

Mes doigts tremblent. La Griffe d'or est enfin entre mes mains, et avec elle, le pouvoir des grands héros nordiques. Cet imbécile de Lucan Valerius ne s'était jamais douté que son bibelot favori était en fait la clé du Tertre des chutes tourmentées.
Il ne me reste plus qu'à pénétrer dans la Chambre aux histoires et à déverrouiller la porte. La légende dit que les Nordiques ont conçu un piège censé repousser ceux qui ne sont pas dignes, mais aussi que "Celui qui a la Griffe d'or tient la solution dans la paume de sa main."


Je regarde l'objet, dans la paume de la griffe il y a trois images. Je repense aux piliers la haut. Voilà la clé, je ne sais pas encore ou m'en servir mais j'ai déjà une petite idée du comment.
J'examine la salle. Il y a d'autres corps desséchés dans les alvéoles, certains emballés dans des tissus mais aucun ne porte d'armes prête à servir. Je crois que je sais comment repérer les draugrs qui peuvent se réveiller.
Je continue mon chemin et remarque une dalle ronde qui dépasse du sol. Un peu plus loin, il y a comme une porte armée de pieux aiguisés, un piège. Je contourne la dalle et m'arrête.
Dans une alvéole de l'autre coté du passage il y a un draugr en armure. Je jette à nouveau un coup d’œil sur la dalle et une idée me vient. On va vérifier si ce piège est toujours efficace. Je vise soigneusement et réussi a toucher le draugr avec une flèche puis alors qu'il sort de son trou, je recule pour que la dalle soit entre lui et moi, exactement sur son chemin. Comme il fait le mariole en me défiant de l'entrée de la salle, j'y vais d'une autre flèche. Là, il se décide et me charge. Quand il touche la dalle, la porte tourne violemment et le projette à l'autre bout de la salle, mort.
Malgré son très grand age apparent, ce piège fonctionne encore à merveille. Je me glisse dans la salle suivante. Encore un escalier qui descend dans une salle avec des alvéoles dans les parois pleines de draugrs. Le problème est que de ou je suis, je ne vois pas si il y en a d'armés. Ça ne va pas être simple.
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Messagepar SLESSIR » 21 Oct 2015, 11:53

Alastair a écrit:Je le vois manœuvrer un levier et se faire tuer par une nuée de dards empoisonnés.
- Ah ! Il y a un piège. - constate je


Rectification : il y AVAIT un piège :mdr:
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Messagepar Alastair » 21 Oct 2015, 15:12

Exact :lol: Dis moi si la mise en page est mieux StP
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Messagepar SLESSIR » 21 Oct 2015, 17:44

Oui , nettement :super:
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Messagepar Alastair » 21 Oct 2015, 18:30

Alors je vais continuer. merci.
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Messagepar Alastair » 22 Oct 2015, 08:35

Episode 4

Chasse aux draugrs

Je descend lentement l'escalier en rasant le mur de droite. Ça y est ! J'en vois un en armure qui roupille dans son trou à l'autre bout de la salle. Je vise soigneusement et décoche la flèche. Touché… et mort. Et d'un ! Zut et re zut ! Ça se met à grogner devant et à gauche. Je remonte en vitesse à reculons et me cache derrière le coin. J'entends des pas qui s'approchent puis s'éloignent. Je risque un œil l'un d'eux attend juste devant moi au bout de la salle. Je ne vois pas l'autre mais je risque le coup. De nouveau, une seule flèche me suffit pour l'abattre et je vois le dernier, enfin j'espère, venir aux nouvelles. Lui aussi a droit à sa flèche. Ouf ! Une bonne chose de faite mais je parie qu'il y en a d'autres.
Je fouille les corps et sur l'un d'eux, celui que j'ai tué dans son trou, je trouve un arc. Par les kamis, il est plus grand que moi et plus puissant que celui que j'ai pris à un bandit. L'échange est vite fait et je récupère aussi des flèches anciennes qui me semblent plus efficaces. Je trouve aussi des pièces d'armure anciennes, gantelets, bottes, casque, plus efficaces et pas plus lourde que ce que je porte actuellement. Un coffre dans un départ de galerie effondré puis le second piège. Dans le couloir de sortie des lames se balancent. Je tente de courir mais la dernière m'accroche. Aïe ! J'en profite pour tester une potion de soins. Beurk ! C'est pas meilleur que les tisanes de maman.
Maman ! Heihachiro ! Tochiro ! Les petites ! Ils doivent tous se demander ce qui m'est arrivé et ou je suis ! A moins qu'ils me croient morte… Bon ! C'est encore sensible mais je ne saigne plus par contre l'armure aura besoin de réparations. Je continue et de nouveau des draugrs qui ne sont plus allongés dans des alvéoles mais debout dans des cavités sur les cotés du passages. J'arrive à les tirer de loin sans casse, tout au moins pour moi. J'arrive ensuite dans une partie juste creusée dans le roc avec de l'eau qui coule de partout. Un seul draugr qui patrouille au milieu puis un piège à lames qui me laisse face à trois adversaires. J'arrive à m'abriter dans un réduit sur la droite et je peux les tirer avant qu'il ne m'approche. Entre temps j'ai remplacé mon épée de fer par une des leurs, plus lourde mais plus efficace et à la poignée plus grande, plus pratiques pour mes petites mains. Après une nouvelle porte, je me trouve dans une salle avec des gravures sur les murs. Ce doit être la chambre aux histoires de cet idiot d' Arvel. Au fond, une porte de pierre avec des anneaux gravés d'images et au centre, un dessins de griffe avec des trous. Je regarde à nouveau la griffe, du haut vers le bas il y a un ours, un papillon et une chouette. Les cercles de pierre peuvent tourner et je reproduis les images de la griffe sur la porte avant de l'insérer au milieu, un petit coup à droite, un à gauche, les cercles tournent et montrent tous une chouette puis la porte s'enfonce dans le sol. Devant moi un escalier qui donne dans une grande salle avec des cascades. C'est très beau mais ou est le caillou de Farengar ?
J'avance puis monte les escaliers devant moi.Il y a un mur circulaire au fond. Au fur et à mesure que j'approche, j'entends une sorte de mélopée, de plus en plus fort. Il y a une sorte d'inscription incompréhensible gravée sur le mur. On dirait que çà a été fait à coup de griffe… de dragon? Je suis maintenant tout proche et une partie des gravures brille. Je suis comme attirée par ce… mot ? Il brille de plus en plus. Le chant est de plus en plus fort et brusquement sa signification pénètre en moi. FUS, çà signifie force mais par les kamis je ne sais vraiment pas à quoi çà sert. Je ne sais même pas de quelle langue il s'agit. C'est vrai que depuis que je suis ici j'apprends des langues sans même m'en apercevoir, alors… Bon ! Le caillou.
Je me retourne et voit un gros coffre seulement il y a un cercueil de pierre à coté. Si j'approche… Et vlan, le couvercle saute et un draugr en sort. Flûte et zut, il est plus grand et certainement plus fort que ceux que j'ai rencontrés jusque là mais maintenant j'ai une épée dont je peux me servir comme d'un katana. Tu vas voir de quel acier je me chauffe, mon joli… Épée en main je m'approche de lui. Il a une grande hache de guerre à deux main qui brille bizarrement, comme la lame de Rayek… Flûte, une hache enchantée… Je m'approche doucement, prête à esquiver quand il me prend vraiment par surprise. Je le vois inspirer profondément
- FUS RO DAH – crie t il
Une vague d'énergie sort de sa bouche et me projette contre le rocher derrière moi. Je n'ai jamais vu çà et suis un peu étourdie. Heureusement, je n'ai pas lâché mon arme car il m'arrive très vite dessus. Je roule sur le coté pour éviter sa hache et frappe sa jambe gauche. Il titube et tombe à genoux. Je me lève et arme mon coup mais sa hache balayant à l'horizontale me force à reculer. Il s'est relevé et avance à nouveau sur moi mais moins vite. Il grogne mais je me rends compte qu'en fait il s'agit de mots. Il me parle ! Vraisemblablement des insultes. Je lui répond par ce que je connais de plus cru en japonais. Ça semble l'énerver et il me fonce dessus. Je m'efface et cette fois ci il ne peut pas frapper avec sa hache. Mon coup est porté de toute ma force accompagné du mouvement de mon corps, pieds droit accompagnant la frappe. Je l'atteint juste en dessous du casque et sa tête roule sur le sol. Le corps s'effondre comme une masse. Ouf ! Ça a été vraiment très chaud surtout avec ce cri.
Le cri… Le cri du dragon qui m'a jetée au sol à deux reprises à Helgen. Mais qu'est ce que c'est que cette sorcellerie ? Je le fouille et oh, surprise trouve le caillou de Farengar sur lui. Sa hache est effectivement enchantée, des dégâts de froid apparemment. Je fouille le coffre et récupère tout ce qui me semble utile puis je fais le tour de la salle et en trouve deux autres à nettoyer. Je suis épuisée mais je ne me sent pas capable de passer la nuit la dedans surtout si les bandits ont des complices qui veulent savoir ce qui s'est passé. Je me résous à prendre un escalier près du sarcophage. Ça donne sur un couloir avec un pilier portant une poignée comme celle qui ouvre la porte de pierre chez… moi. Je manœuvre la poignée et la aussi une porte de pierre se lève. Je sens un courant d'air froid. Je m'enfonce dans le passage, saute dans une petite salle ou il y a encore un coffre à explorer puis me précipite vers la lumière… et manque de faire une belle chute. Je suis sur une sorte de balcon et le sol est très loin en dessous mais on peut descendre si on fait attention.
Les derniers reflets du soleil couchant éclairent le paysage. Il y a d'étranges lueurs dans le ciel, comme des draperies lumineuses. C'est magnifique. Je m'oriente facilement. Je suis au dessus du lac, en amont de Rivebois. Je descend avec précaution et arrivée en bas je prends le chemin du retour. Camilla m'a dit qu'ils m'attendraient alors je vais passer les voir, rendre sa griffe à Lucan, toucher l'éventuelle récompense, vendre les babioles qui ne serviront pas et rentrer dormir, enfin manger et dormir. Sauf deux loups téméraires, le voyage est sans incident. Je remarque juste une vielle femme assise près d'une cabane délabrée. Elle n'a pas peur, toute seule dans ce coin ? Juste après, je trouve un chemin qui m'amène au pied de la tour de guet. De là, je reprends la route jusqu'au pont et Rivebois. Camilla et Lucan m'attendent effectivement et la tête de Lucan quand j'ai posé la griffe devant lui valait son pesant d'or. La récompense a d'ailleurs été à la hauteur des efforts consentis sans compter que malgré l'heure tardive Lucan m'a acheté tout ce que j'avais à vendre. Je les ai salués tous les deux avant de partir puis une fois dehors je me suis arrêté à l'auberge. Quasiment tous les habitants du village étaient là. J'ai quand même pu acheter du poisson déjà cuisiné et de la soupe puis je suis enfin rentrée dans ma tanière.
Comme la première fois, j'ai commencé par prendre un bain mais là, j'avais fermé les portes. J'ai enfilé ma robe, rangé le matériel récupéré et laissé les éléments d'armures sur l'établi pour demain. Le temps d'avaler soupe et poisson et je m'allonge pour filer au pays des rêves. Comme la fois précédente je ne sais pas à quelle heure je me réveille mais je m'en moque. Je répare mon armure et récupère tout le métal que je peux à la fonderie pour améliorer le reste y compris épée et arc. Une fois terminé, je regarde le garde-manger et me fait une soupe.
Je vais faire un tour dehors. C'est l'heure du serpent. Je rentre m'équiper et en route pour Blancherive. J'ai une petite conversation avec Adrianne à la forge qui me demande si je peux apporter une épée à son père pour le Jarl. Pas de problème, surtout si c'est demandé poliment. Je vais donc porter l'arme à Proventus qui me donne quelques pièces en remerciement. Je regarde si Farengar est libre mais il semble en pleine discussion avec quelqu'un aussi je décide de ne pas le déranger. Proventus m'a donné un ordre de recherche, il faut nettoyer les bandits du camp de la Lune Silencieuse. J'en ai fini à l'heure du cheval et vais toucher la prime à Fort Dragon. Je ressors et en passant près de l'arbre mort je remarque une dispute entre un homme et sa femme. Je ne comprends pas bien aussi dès qu'elle est partie, je demande à Amren, c'est son nom, ce qui se passe. Sa femme, Saffir, n'apprécie pas qu'il perde son temps et son argent à chercher l'épée de son père. Comme une arme de famille, c'est important, je me propose pour aller la chercher.
- N'allez pas vous faire tuer pour çà – me répond il. Simplement si vous la trouver rapportez la moi.
Un peu plus loin je discute avec une jeune marchande, Ysolda qui recherche une défense de mammouth. Un quidam qui je l'apprendrais plus tard est Mikael, le barde de l'auberge, me conseille le camp du cours dormant sans me préciser que c'est un repaire de bandits. Ni une ni deux. Je commence par l'épée d' Amren, et en route pour les tours de Valtheim qui sont à la limite de la châtellerie de Blancherive et de la Brèche. Au lieu de remonter vers Rivebois, il faut passer le pont devant et après c'est tout droit. Bon, il y a aussi un sorcier suicidaire et trois ou quatre loups mais rien de bien méchant. J'ai comme l'impression que les gens me sous-estiment à cause de ma petite taille. Bon, les loups s'en moquent mais les bipèdes…
Aux fameuses tour je suis accueillie par une femme qui me demande de l'or pour me laisser passer. Quand je lui propose de lui laisser la vie si elle se sauve, elle m'attaque et en perd la tête. Ça donne l'éveil à toute la bande et çà devient chaud.
- Bon ! - me dis je. Je fais le ménage, je récupère l'épée d' Amren et je ferais mon marché ensuite.
Arc en main je monte les escaliers et me débarrasse rapidement des trois premiers. Un archer sur la passerelle entre les deux tours, un guerrier dans la première tour et un autre archer tout en haut de celle ci, tout cela tandis qu'un autre m'envoie ses flèches depuis l'autre rive. A peine en ai je terminé que je vois un gros méchant m'arriver dessus avec un espadon. Je prend mon épée et recule dans la tour pour m'abriter des flèches. Il est encore plus bête qu'un draugr. Il me charge épée haute, je m'efface et fait voler sa tête de ses épaules d'un mouvement classique.
- Plus qu'un! - soupire je
Je monte tout en haut et reprend mon arc. Cet arme ancienne améliorée par mes soins est aussi grande qu'un de nos arcs mais symétrique. Voyons ce qu'elle donne maintenant. Je me glisse sur la plus haute plate-forme sans être repérée. Mon adversaire cherche après moi et ne bouge pas. Un peu de vent d'ouest mais il est à ma portée. J'encoche une flèche, lève haut l'arc au dessus de ma tête, le ramène lentement jusqu'à ce qu'il soit en bonne position, lâche la corde et vois mon dernier ennemi s'effondrer sur place. Je caresse l'arme de la main en voyant le cadavre la bas, de l'autre coté de la rivière. Jusque là je ne prenais pas le temps de vraiment faire les choses mais là… Il faut que je garde la main et l'esprit. Je fouille les deux tours, récupère l'épée de famille d' Amren un brin rouillée, sur ce point Saffir n'avait pas tort, et récupère tout ce que je peux trouver d'utile. Le soleil va se coucher alors je rentre à la maison, Amren attendra jusqu'à demain et les défenses de mammouth aussi.
Je pardonne toujours à mes ennemis... Quand ils ont été pendus

- Beaucoup d'auteurs présumés à cette citation ;)

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Messagepar SLESSIR » 22 Oct 2015, 16:40

Alastair a écrit:Maman ! Heihachiro ! Tochiro ! Les petites ! Ils doivent tous se demander ce qui m'est arrivé et ou je suis !


Tu es dans Twilight zone , mais il n'y a pas de billet retour ><
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