Vent d' Ouest

Montrez nous votre personnage ^^

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Messagepar Alastair » 11 Aoû 2014, 07:24

Episode 1


Prologue - Morag

La cavalière descendait lentement le chemin empierré quand brusquement elle arrêta son cheval.
Il y avait des gens à pieds devant elle qui descendaient aussi cette route. Sa mission l'avait conduite en territoire impérial et même au delà et avait été couronnée de succès. Enfin elle serait réellement terminée quand elle aurait pu faire son rapport au conseil seulement pour cela il fallait arriver jusqu'à la cote nord du continent sans se faire prendre dans les convulsions politiques de la province et Morag MacLeod n'en avait pas l'intention. Les hommes en armes devant elle portaient des tenues bleues. Comme les légions impériales étaient en rouge, ces gens étaient certainement des rebelles au pouvoir impérial donc le mieux était de s'en tenir le plus loin possible. Elle les laissa prendre de l'avance puis, descendant de cheval elle repris sa route le plus lentement possible, guettant les bruits et épiant les mouvement autour d'elle. Dieu était avec elle, elle était bien loin de l'embuscade quand celle ci se déclencha. Parmi les bruits de combats elle entendit une sorte de cri mais ne put distinguer ce que c'était puis tous les bruits se turent. Elle se rapprocha tout doucement et vit que le combat avait été très bref. Surpassés en nombres, les hommes en bleu s'étaient rendus. Ils avaient les mains liées et celui qui paraissait être le chef était même baillonné. Curieux! Des charrettes arrivèrent et les légionnaires y firent monter les prisonniers dont deux autres personnes en haillons. Vraisemblablement des vagabonds qui s'étaient trouvés au mauvais endroit au mauvais moment.
Les soldats impériaux à pied partirent les premiers toujours en descendant la route puis un cavalier en armure de général prit la tête du convoi. Tullius lui même. Elle l'avait rencontrés lors de son passage dans la cité impériale et il s'était montré très curieux à son égard, trop même. Les charrettes suivirent l'officier et un autre cavalier se mit en serre file. Dès que le convoi se fut éloigné elle remonta à cheval et coupa à travers bois jusqu'à la route de Fort Ivar, à travers la montagne. Elle était déjà loin quand le premier rugissement résonna dans la montagne. Une ombre noire passa au dessus d'elle volant vers l'ouest à une vitesse incroyable. Un second rugissement résonna, terrorisant son cheval au point que celui ci faillit la jeter à terre. Un dragon, elle avait vu un dragon. Sur le coup elle se signa puis pris le galop vers Fort Ivar, se demandant si elle devrait ajouter cela à son rapport. Le reste du voyage fut sans histoires. Arrivée à Faillaise, elle contourna la ville et prit une charrette pour Solitude après avoir vendu son cheval aux écuries. Une fois arrivée elle se dirigea vers son rendez-vous, une petite crique à l'ouest de Nordguet et alluma les signaux. Dans la brume matinale, le navire apparut, un canot s'en détacha pour venir la prendre et une fois qu'elle fut à bord, le navire fit route vers l'ouest.
Elle était vraiment attendue car si le navire qui l'avait amené au début de sa mission était un MacKenzie, celui ci était un MacDonald, commandé par Donald Dubh en personne, le chef de clan et il n'était pas seul, le vieil Allan Campbell, principal de ce clan et premier conseiller de Mac Cailean Mor était là lui aussi. Elle leur fit donc un premier compte rendu de sa mission, dragon compris. Contrairement à ce qu'elle avait cru, ils prirent la chose très au sérieux et le vieil homme lui expliqua que les Robertson avaient recueillis des réfugiés nordique et que ceux ci avaient parlé de choses très troublantes à propos de dragons ou plutôt d'un dragon, un très grand dragon noir.
Il était vital qu'elle retourne sur le continent afin d'en savoir plus et aussi de régler un problème de succession des Mackay. Le vieux Hrolf n'avait plus d'autre héritier qu'une lointaine nièce vivant à Vendeaume.
Elle leur répondit à propos de la présence du général Tullius dans le nord du continent, précisant que l'homme était un chef militaire de valeur, intelligent et rusé.
Puis elle demanda «Comment s'appelle l'héritière des MacKay?»
«Aslog» répondit le MacDonald.
Le destin est une chose étrange car Morag s'était trouvée très proche de la pauvre Aslog à un certain moment mais cela elle ne le saurait que bien plus tard.

Aslog

Aslog était la seule femme de l'escorte d' Ulfric, une bonne combattante et elle ne comprenais pas pourquoi le jarl de Vendeaume leur avait fait cesser le combat.
Elle était avec trois de ses compagnons dans la première charrette, Ralof et le jarl dans la seconde avec une vagabonde et un voleur, vraisemblablement promis au même sort qu'eux.
Pas de témoins indésirables. Les portes d' Helgen s'ouvrirent et un garde informa le général Tullius que le bourreau attendait. Finir ainsi! Elle aurait préféré en terminer les armes à la main mais le jarl en avait décidé autrement. Pourquoi? Peut être que quand ils se retrouveraient en Sovngarde il lui expliquerait.
Je pardonne toujours à mes ennemis... Quand ils ont été pendus

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Messagepar Alastair » 12 Aoû 2014, 07:19

Episode 2


Aslog

Les voitures font le tour à l'intérieur des murailles. Personne ne disait mot. Ses compagnons non plus ne comprennent pas non plus pourquoi Ulfric a arrêté le combat. Les impériaux font l'appel des prisonniers. Seule la vagabonde n'est pas sur la liste mais la capitaine impériale l'envoie tout de même au billot.
Tullius harangue Ulfric toujours baillonné. A peine a t il terminé qu'un lointain rugissement résonne venant des montagnes. L'autre cavalier demande ce que c'est mais Tullius ordonne de continuer. La capitaine se tourne vers la prêtresse d'Arkay pour les derniers rites mais Erwald l'interrompt et marche à l’exécution avec son courage habituel.
A peine sa tête est elle tombée que la capitaine désigne la vagabonde pour le suivre.
Un second rugissement plus fort, paraissant venir de plus près retentit. Le cavalier s'inquiète à nouveau mais la capitaine ordonne de continuer. La vagabonde est à genoux, la tête sur le billot, le bourreau lève sa hache mais un soldat pousse une exclamation. Tullius puis la capitaine demandent ce qui se passe et le monstre se pose sur la tour.
«Par les dieux, un dragon» ne puis je m'empêcher de crier.
Le souffle de ses ailes jette le bourreau à terre puis il crie et les feux d' Oblivion tombent sur Helgen. Un second cri balaie tous ceux qui sont encore debout et me projette sur les restes d'une charrette. Helgi me ramasse et me porte à la tour la plus proche. Ralof récupère la vagabonde et ils nous suivent de près. Helgi essaie de nous soigner. Les morceaux de la charrette brisée m'ont sérieusement blessée. Thorlekur est déjà à l'étage en train de déblayer les pierres tombées du haut de la tour. Tout le monde a les mains libres sauf la vagabonde qui s'approche de moi et me regarde avec compassion. Les mains liées elle ne peut rien faire. A ce moment le Jarl ordonne de partir, Ralof se précipite dans l'escalier, la vagabonde à sa suite mais à peine arrivent ils sur le palier que la gueule du dragon perce le mur et qu'il crache un jet de flamme dans la tour tuant net Thorlekur.
A ce moment je perds connaissance et me réveille la nuit tombée au camp des sombrages d' Epervine, au nord de la route d' Helgen à Fort Ivar près du rocher orphelin. Le Jarl est venu et déjà reparti. Helgi est amer. Le Jarl voulait laisser les blessés mais Helgi a tenu à me ramener. Tous les autres sont morts plus ceux qui étaient entrés dans les sous terrains du fort pour nous aider et qui sont tombés face à des impériaux qui tentaient de fuir eux aussi. Peut être Ralof s'en est il tiré. On ne sait pas.
Depuis que j'ai rejoint les sombrages, c'est la première fois que je vois Ulfric se conduire de cette manière. Je ne comprends pas. C'est un excellent combattant. Les impériaux n'étaient pas si nombreux. Nous avions notre chance et il a refusé le combat pour nous épargner avec comme avenir le billot impérial et Sovngarde. Mourir pour mourir autant le faire en combattant. Helgi est parti. Il rentre chez lui à Solitude. Il n'a plus confiance dans le jarl et moi non plus. Seule sur mon lit de souffrance je me pose des questions.
J'ai rejoint les sombrages quand les Thalmors ont arrêtés Ulf, mon frère. Personne n'a compris car il n'était pas un fidèle de Talos, ayant épousé une dunmer et donné sa foi à Azura la princesse daedra et il n'aimait pas Ulfric. Mais un justiciar et trois guerriers Thalmors sont venus l'arracher à sa famille en pleine nuit sans explications et depuis personne ne l'a revu. A l'époque le seul à s'être posé des questions sur cette arrestation avait été Thorlekur. Peu de temps avant Ulf avait été très critique à l'égard d' Ulfric et avait asséné des arguments très persuasifs à ses interlocuteurs, en détournant plusieurs de rejoindre les sombrages. Thorlekur avait trouvé cette coïncidence curieuse mais n'en avait parlé qu'à moi, sous le sceau du secret. Cela ne m'avait pas détourné de rejoindre les troupes d' Ulfric, un peu pour venger Ulf mais aussi pour rester avec mes amis d'enfance Thorlekur et Gunjar, morts tous les deux aujourd'hui.
Quand il a été arrêté, Ulf s'apprêtait à quitter Vendeaume pour Fortdhiver avec sa famille. Avant de m'engager j'ai conduit sa femme et ses enfants à Rorikbourg chez des parents puis j'ai rejoint la rébellion et maintenant, immobilisée par mes blessures je me demande si je ne me suis pas trompée de cause à défendre.
Je me remet doucement. Dès que je pourrais je rentre à Vendeaume et je dirais à Galmar que mes blessures ne me permettent plus de combattre. Ça fera au moins plaisir à mes parents qui aillant déjà perdu un fils ne veulent pas perdre un autre enfant.
J'ai fait un rêve la nuit dernière ou se mêlait la vagabonde, le dragon et des ombres. Dans mon rêve cette femme ou plutôt cette enfant car elle paraît très jeune changeait, de vagabonde à guerrière, puis magicienne, légionnaire, puis guerrière à nouveau affrontant le dragon noir au coté de héros du passé. Je me suis réveillée sursaut, en sueur, complètement affolée par mes visions.
Le mage guérisseur du camp est venu me voir au matin et je lui ai raconté mes visions.
Il a décidé de me déclarer inapte au combat. Dès que j'aurais repris des force je rendrais armes et uniforme et pourrais rentrer chez moi sans autre formalité.
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Messagepar Alastair » 13 Aoû 2014, 07:38

Episode 3


Aslog

Mes camarades ont tenu à m'équiper correctement pour mon retour. Ce n'est pas le luxe mais une armure de fourrure avec les bottes et le casques, une épée de fer, un arc, des flèches et une dague devraient me permettre de rejoindre la ferme de mes parents pas loin du tertre d' Yngol.
Ralof est réapparu. Il s'est caché et soigné chez sa sœur à Rivebois. Il me raconte aussi que le cavalier qui suivait le convoi était un ami d'enfance, lui aussi originaire de Rivebois mais qui avait suivi un autre chemin. Il ajoute que j'ai eu beaucoup de chance et que quand j'aurais mis mes affaires en ordre je devrais aller voir Helgi à la ferme de Katla, en faisant attention aux patrouilles impériales et aux Thalmors bien sur.
Il me faut encore une quinzaine de jours pour pouvoir partir. Je n'ai plus fait de rêve aussi violent que le premier mais je revoir souvent la jeune fille, d'abord avec son regard compatissant quand elle s'est penchée sur moi dans la tour puis en armure ancienne, comme celle des draugrs qui infestent les tombeaux, le regard dur du guerrier prêt au combat qui ne se laissera pas détourner de son objectif. Je sais que nos chemins se croiseront à nouveau.

Morag

C'est reparti, je n'ai même pas pu mettre un pied chez nous, Allan et Donald Dubh ont décidé que je devais approfondir cette histoire de dragon et on m'a laissé à notre point d'entrée habituel.
Je dois aussi retrouver Aslog MacKay dans un ferme au nord est de Vendeaume. J'ai évité Solitude ou je risquais de rencontrer Tullius ou un de ses adjoints mais j'ai du me débarrasser d'un troll particulièrement désagréable juste avant Pontdragon ou j'ai appris qu'il s'était passé quelque chose de grave à Helgen.
La route est de moins en moins sure et le trajet jusqu'à Rorikbourg est plus que mouvementé. Bandits, loups, smilodons, orques quasiment rien n'a manqué. Même après Rorikbourg il me faut me débarrasser de bandits et de bêtes sauvages. Heureusement que cette fois ci, étant beaucoup moins obligée à la discrétion j'ai pu m'équiper correctement, LongBow, Broadsword, Dirk et un Sgian Dubh dans la botte droite, le tout cadeau du vieil Allan sauf le Sgian Dubh que Donald m'a offert. Par contre la targe étant trop typique de notre peuple, j'ai été obligée de me contenter d'un bouclier de peau récupéré sur un bandit en cours de route. J'aimerais quand même que l'on me dise en quoi une targe de cuir est plus typique que la Broadsword avec sa garde en coquille ouvragée. Je crois plutôt qu' Allan n'avait pas de targe à me donner et que le MacDonald n'a pas voulu qu'une MacLeod porte ses couleurs. Les vieilles histoires ont la vie dure.
J'avais traversé Helgen lors de mon premier passage, c'était une petite cité forteresse de la frontière avec Cyrodiil. Avec un marchand, une auberge et beaucoup de soldats. Plutôt animée avec des habitants accueillants.
Quand j'y arrive, je reste abasourdie par ce que je vois. Tout est en ruine qui par endroit fument encore. Personne dans ces ruines, à part quelques cadavres carbonisés. Il y a un énorme trou dans la tour à coté de la porte par laquelle je suis entrée mais plus rien à l'intérieur.
Je traverse péniblement les décombres de l'auberge pour passer de l'autre coté car le portail vers la cours du donjon est effondré. Toutes les maisons sont détruites, comme si on les avaient bombardées avec des machines de guerres. Là aussi, des cendres et des corps brûlés. J'en ai la nausée. Quand j'arrive au niveau de la porte qui donne sur la route de Fort Ivar, celle ci est grande ouverte. Un bruit étrange me fait me retourner. Il y a une femme, jeune, en armure de fourrure typique de la région qui sanglote à genoux au milieu de la cour.
Je m'approche de façon à ce qu'elle me voit arriver de loin. Surprendre les gens n'est pas une bonne idée, surtout quand on a pas d'intentions hostiles. Elle a très certainement perdu des proches ici et j'hésite à la questionner. Mais c'est elle qui commence à parler, comme en transe.
-«j'étais debout, face à la tour ou le dragon s'est posé la première fois. Il a crié et des pierres enflammées sont tombés du ciel sur la ville. Il a crié une seconde fois et son souffle nous a balayés et c'est là que j'ai été blessée. Nous étions huit dans les voitures, à part moi, deux autres ont survécus. Tous les autres sont morts, les soldats, les habitants. Un dragon. Le Jarl Ulfric a au moins raisons sur un point, les légendes n'incendient pas des villages entiers»
A ce moment je comprends que cette jeune fille faisait partie des prisonniers sombrages. Si elle a survécu à çà, ce n'est pas moi qui la trahirai. A ce moment elle me demande
-«Qui êtes vous? Que faites vous ici?»
-«On m'a envoyée ici pour savoir ce qui s'y était passé et grâce à vous cette partie de ma mission est remplie. A part çà, mon nom est Morag et je viens de très très loin d'ici. Dites moi, de quelle couleur était ce dragon?»
-«Il était énorme, noir comme la nuit, ses yeux rouge comme des rubis, brillaient malgré la lumière du jour. Jamais je n'avais vu quelque chose d'aussi maléfique» me répond elle.
Je luis dit alors qu'il est temps que je parte car j'ai une longue route devant moi et lui demande quelle est la ville la plus proche ou on peut louer une voiture et elle me dit «Blancherive, il faut prendre ce chemin, traverser Rivebois et arrivée aux ponts vous verrez la ville sur votre gauche» me dit elle en me montrant l'autre porte elle aussi ouverte.
Je répond «Vous n'avez rien à craindre de moi, je ne dirais à personne que je vous ai vue. De toute façon j'ignore qui vous êtes et je ne veut pas le savoir car on ne peut pas trahir ce que l'on ne sait pas. S'il vous plaît, oubliez vous aussi que vous m'avez vue et bonne route à vous ou que vous alliez»
Elle a un petit sourire triste et répond «Je ne vous connais pas non plus. Bonne route à vous aussi»
Je pars en courant dans la direction qu'elle m'a indiquée et passée la porte, je me retourne. Elle n'a pas bougée. Elle est toujours à genoux la bas au milieu de la cour.
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Messagepar Alastair » 14 Aoû 2014, 08:42

Episode 4


Aslog

C'est une étrangère. Elle n'est pas de Bordeciel. Elle a dit qu'elle venait de très très loin mais ce n'est pas une rougegarde, ni une elfe, encore moins une orque. Avec ses cheveux couleur de flamme et ses yeux bleu je ne crois pas qu'elle soit une impériale non plus. C'est une guerrière. Elle a été sur le qui vive tout le temps que nous avons parlé. Ses yeux balayaient les ruines sans arrêt. Elle avait un très grand arc comme je n'en ai jamais vu et sa main droite était posée à proximité de son carquois.
Elle ne veut pas que l'on parle d'elle et moi non plus je ne vaux pas que l'on parle de moi. Elle sait qui j'étais mais elle ne dira rien, je le sais. Et je ne parlerais pas d'elle non plus. Je ne sais pas ou elle va et elle ne sait pas ou je vais.
Ce dragon doit inquiéter beaucoup de monde pour que l'on envoie quelqu'un comme elle pour savoir ce qui est arrivé ici. D' ou vient elle, Akavir, Atmora, ces légendaires îles de l'ouest dont parlait Grand-mère et d'ou venait sa propre grand-mère?
Je vais faire un saut à Blancherive moi aussi. Même si le Jarl Balgruuf est hostile à Ulfric, il ne tolère pas d'impériaux dans sa ville. De là, je pourrais envoyer un message à Brandevin puis je me mettrais en route pour Solitude voir Helgi.
Ralof a raison sur ce point, je lui doit la vie et je pourrais parler avec lui de ce que Thorlekur m'avait dit.
Mon arc ne vaut pas celui de l'étrangère, Morag, m'a t elle dit, mais grâce à lui j'ai pu atteindre Rivebois ou j'ai failli percuter Hadvar, le neveu du forgeron, l'ex ami de Ralof, le cavalier qui suivait le convoi.
Il s'est excusé de m'avoir bousculé et a continué son chemin. Il ne m'a pas reconnue. Si je veux prendre une voiture à Blancherive il me faut de l'or. Alors au travail. Heureusement que j'ai grandie dans une ferme.
Bon çà ne m'aide pas beaucoup à la scierie mais j'ai quand même gagné pas mal d'or.
Je suis même restée plus longtemps que prévu pour aider Hod et Gerdur à terminer une grosse commande puis je suis partie pour Blancherive. Je ne suis pas entrée dans la ville mais j'ai pris la voiture directement devant les écuries.
Pendant le trajet, le cocher m'a raconté que la tour de guet ouest avait été attaquée par un dragon et que les gardes avec le Huscarl Irileth et une aventurière avaient tué la bête.
Les gardes racontaient même que l'aventurière avait absorbé l'âme du dragon comme faisaient les enfants de dragons du temps passé. Si c'est vrai, on peut vaincre ces monstres et les détruire. Grand mère racontait que Tiber Septim lui même était un sang de dragon.
Voyage sans histoire jusqu'à Solitude. La voiture s'arrête bien avant la porte aussi je monte jusqu'au premier garde pour lui demander ou est la ferme Katla et il me répond que j'étais devant. Il est gentil et nous bavardons un moment.
Il est assez triste, un de ses amis a été exécuté car il a volontairement laissé Ulfric Sombrage fuir après que celui ci ait tué le haut roi. Il pense que même si Roggvir a eu tort de laisser entrer puis partir Ulfric, le tuer n'était pas bien.
Roggvir disait qu'il y avait eu défi puis duel et que donc il n'y avait pas meurtre. Ça se discute parce que la rumeur dit qu' Ulfric a utilisé le Thu'um ce qui est déloyal surtout pour un duel. Enfin c'est bien compliqué.
J'approuve mon interlocuteur mais je connais Ulfric, s'il a pu tuer sans risques, il l'a fait mais çà je ne peux pas le lui dire.
A ce moment des Thalmors passent près de nous. C'est la première fois que j'en vois des vivants aussi près. Ils semblent ne pas nous accorder la moindre attention mais d'après mon interlocuteur il ne faut pas s'y fier. Nous discutons encore un moment et il m'indique ou je peux trouver du travail, quels sont les commerces en ville, ou est l'auberge, etc... Visiblement, je ne lui suis pas indifférente.
Je le quitte là dessus, et redescend vers la ferme. Je marche lentement pour laisser aux Thalmors le temps d'être hors de vue puis descend vers la ferme et la première personne que je voie est Helgi en train de conter fleurette à une jolie blonde.
J'éclate de rire ce qui les fait sursauter. Helgi ouvre des yeux tout ronds quand il me voit.
-«Aslog, tu es en vie»
-«Eh oui, grâce à toi m'a t on dit»
La blonde se rapproche et s'agrippe à la main d' Helgi comme si elle avait peur que je le lui prenne.
Helgi la rassure
-«Nous étions ensemble, elle a été blessée et je l'ai ramenée pour qu'elle soit soignée malgré les ordres d'ailleurs.»
-«Je suis au courant, même Ralof était choqué quand il l'a su»
-«Il a donc survécu?»
-«Oui, il s'est caché dans sa famille le temps de se soigner, mais il a déjà rejoint qui tu sais, moi je vais rentrer à la ferme, j'ai été libérée de tout service, je ne suis plus considérée comme en état de combattre ce qui ne me gène pas. Au fait sais tu ce que pensais Thorlekur de la disparition de mon frère?»
-«Thorlekur m'avait parlé de ses soupçons à propos du Jarl et tout çà m'est revenu lors de l'embuscade à cause son attitude, mais Thorlekur est mort»
A ce moment je réalise que nous avons parlé sans retenue devant son amie.
Helgi rit et la serre contre lui
-«Sign et moi allons nous marier au printemps. Si j'avais été moins stupide je ne l'aurais jamais quittée et peut être aurions nous déjà des enfants»
-«Et moi je serais certainement morte alors ta bêtise a au moins servi à quelque chose»
Je me tourne vers la blonde Sign et dit «Des hommes comme Helgi, il y en a peu, Gardez le bien et que les dieux bénissent votre union»
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Messagepar Alastair » 16 Aoû 2014, 07:46

Je pensais avoir publié l'épisode 5 hier mais je ne le retrouve pas donc le voici


Morag

A peine arrivée à Blancherive je suis prise en pleine panique. Un garde m'explique qu'un dragon attaque la tour de guet ouest. Je monte sur une tourelle et aperçoit au loin un de ces monstres qui tourne autour d'une tour isolée en crachant des jets de feu.
A ce moment, un groupe de garde mené par une elfe noire en armure de cuir sort de la ville et prends la direction de la tour attaquée suivi par une aventurière en armure de fer complète puis par moi, de loin, pour compléter mes informations.
Pendant ce temps le dragon a disparu mais à peine les gardes ont ils atteint la tour que le voilà qui revient. Le combat est terrifiant, il n'y a pas là de Saint George ou de Saint Michel mais des femmes et des hommes qui défendent leur cité et de quelle manière.
Chaque fois que le dragon approche pour cracher son feu il est criblé de flèches, si bien qu'il finit par se poser. A ce moment, l'aventurière se précipite sur lui la hache à la main, écarte la gueule qui voulait la broyer d'un coup de bouclier et saute sur la tête du monstre qu'elle s'applique à écraser à coup de hache pendant que l'elfe noir larde le flanc du dragon de coup d'épée.
Le dragon se redresse alors en criant quelque chose que je ne comprends pas et retombe mort.
Il se passe alors quelque chose d'étrange. L'aventurière a sauté à terre juste avant que le dragon ne retombe mais ne s'est pas éloignée. Elle le contemple encore quand la carcasse du dragon prend feu et que des sortes de flammes blanches quittent le corps du dragon pour être absorbée par le sien. En quelques instants, il ne reste plus que de vieux ossements à la place du dragon.
A ce moment une discussion passionnée éclate entre les gardes, l' héroïne du jour restant perplexe.
Je m'approche discrètement et déduit de ce que j'entends que l'un des gardes, au fait de vieilles légendes nordiques considère que la demoiselle est un enfant de dragon, capable de tuer définitivement ces monstres en absorbant leur âme.
Pour prouver ce qu'il dit, il demande à la jeune fille de crier, car maintenant qu'elle a enlevé son casque on voit que c'est une très jeune file. il lui demande donc de crier. Elle se tourne vers l'elfe noir qui à ce que j'entends, est Irileth, le Huscarl du Jarl Balgruuf de Blancherive.
L'elfe est très positive, elle voit un dragon mort, donc on peut les tuer et quelqu'un capable de cela lui suffit même sans pouvoir magiques. Elle remercie la demoiselle de son aide et se dit heureuse de l'avoir eue avec eux. Elle lui demande aussi d'aller rendre compte au Jarl car elle va rester sur place pour remettre de l'ordre.
Certains gardes insistant, la jeune fille se décide à essayer de crier. Comme elle a des doutes et qu'elle ne veut pas blesser ses camarades de combat elle se détourne d'eux et crie.
Et là je comprends ce que cela signifie car en se détournant de ses compagnons elle s'est tournée vers moi qu'elle ne pouvait pas voir car j'étais dissimulé dans l'ombre.
«FUS» Un souffle brutal m'atteint et m'a projetée plus de dix pas en arrière.
Encore sonnée par le choc je me relève péniblement pendant que les gardes congratulent la demoiselle. Christ, quelle baffe, et j'étais à vingt pas d'elle, plus près je n'ose imaginer les dégâts.
A ce moment, je me rappelle l'embuscade au dessus d' Helgen, c'était cela, un cri très particulier, mais la bas c'était une voix d'homme, pas celle de cette enfant.
Pour l'instant j'ai eu mon compte aussi je retourne vers la ville. Je vais passer la nuit à l'auberge et je partirais demain matin pour Vendeaume et la ferme Brandevin ou je devrais trouver l'héritière MacKay.
Chemin faisant je suis rattrapée par des gardes, très fiers d'eux même et ne tarissant pas d'éloges sur la petite demoiselle comme dit l'un d'eux, ajoutant qu'il était fortement déconseillé de lui faire des misères, tous étant prêts à se battre pour elle et avec elle.
L'un d'eux m'explique la légende de l'enfant de dragon en détail ajoutant que le premier des empereurs Septim, Tiber Septim était un enfant de dragon renommé et reconnu même par les grises barbes. Comme je ne comprends pas, il m'explique alors qui sont les grises barbes, les maîtres de l'art de la voix, du Thu'um, le cri. Ils vivent dans un monastère forteresse au Haut Hrothgar, en haut de la gorge du monde et il me montre la montagne en question, bien visible de Blancherive.
Nous venons de passer les écuries. En me retournant j' aperçoit la demoiselle qui nous suit de loin visiblement très éprouvée par les derniers événements. Je décide de l'attendre et laisse mes compagnons continuer vers la ville.
Au moment ou elle arrive au niveau d'une écurie, un grondement retenti, la terre tremble et je me retrouve assise par terre.
Cette fois ci, ce sont trois syllabes très claires «DO VAH KIIN» qui me secouent. L'enfant s'est arrêtée. Elle n'est pas tombée mais a du être choquée car elle secoue la tête puis reprend sa marche.
Quand elle passe devant moi, elle s'arrête et me demande si çà va. Je dois faire une drôle de tête car en plus je reconnais la vagabonde d' Helgen, celle qui a été arrêtée en même temps que les rebelles.
Je luis répond que çà va, qu'elle nous a sauvé tous en montrant la ville et comme elle secoue la tête disant qu'elle n'a rien fait d'extraordinaire, j'ajoute «Ne dites pas çà, je reviens de ce qui reste d' Helgen, la même chose aurait pu arriver ici malgré le courage des gardes. Puisse le créateur veiller sur vous»
Elle a un sourire triste et repart. En moi même j'ajoute «Seigneur dieu, veillez sur elle».
J'ai passé la nuit à l'auberge puis j'ai pris une voiture pour Vendeaume le lendemain matin.
Je pardonne toujours à mes ennemis... Quand ils ont été pendus

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Messagepar Alastair » 17 Aoû 2014, 08:22

Episode 6


Morag

Je ne devrais jamais faire de projets, neuf fois sur dix il se passe quelque chose qui vient se mettre en travers et cette fois ci encore çà n'a pas manqué.
Après une bonne nuit à la Jument Pavoisée, je discutait avec Hulda, la patronne tout en mangeant un petit déjeuner copieux et les sujets ,ne conversation ne manquaient pas, l'attaque du dragon à la tour ouest la veille, les attaques de vampires un peu plus tard dans la nuit, la décision du Jarl d'ordonner à tout le monde de se mettre à l'abri en cas d'attaque par quoi ou qui que ce soit afin que les gardes ne soient pas gênés dans leur intervention. Seul les Thanes et Huscarls ont le droit de participer à la défense de la ville, les civils doivent se mettre à l'abri.
De là on passe aux commentaires divers et variés sur la querelle entre Guerrier-nés et Grise-toisons, les deux plus anciennes familles de la ville, le Vermidor qui est est bien triste depuis que la foudre la frappé, l'autel d'Azura dans les montagnes du nord est près de Fortdhiver et j'en oublie.
Les conversations s'arrêtent quand un personnage surprenant pour tout le monde sauf moi entre dans l'auberge. C'est vrai que rencontrer un petit garçon de douze ans, armé jusqu'aux dents, vêtu d'un plaid aux couleurs des MacGregor et peintures de guerre bleues sur le visage, ce n'est pas courant à Blancherive.
Que fait Gwillim ici? C'est l'aîné de Bobby MacGregor, le cadet du MacGregor et il doit son prénom à un grand père gallois. Son regard fait le tour de la salle et s'éclaire quand il me voit.
Il se précipite vers moi et me salue «Le bonjour dame Morag, j'ai un message pour vous»
-«Je suppose que c'est important»
-«Oui, dame Morag, vous devez venir avec moi, il s'est passé des choses très graves... à la maison»
-«A ce point?»
-«Pire que tout ce que vous pouvez imaginer, le conseil a ordonné la réunion exceptionnelle du Thing et il veut que vous soyez présente à cause de votre expérience des choses du continent. Le MacKenzie nous attend à Aubétoile»
-«Dans le port, c'est contraire aux règles»
-«Ordres du conseil, il y a urgence. Inutile de vous dire que nous avons eu un gros succès de curiosité.»
-«Tu as parlé du Mackenzie, la dame en personne?»
-«Oui et nous avons tous bien rit quand le jarl local a voulu se mêler de ce qui ne le regardait pas et que la dame l'a remis en place très poliment mais sans gaspiller de salive»
-«Bien, ne la faisons pas attendre plus que nécessaire, Aubétoile n'est pas ce que l'on peux appeler un endroit touristique»
Hulda et les autres ont écouté cette conversation en ouvrant de grands yeux et il faut que je passe ma main devant son visage pour qu'elle se reprenne et accepte son paiement pour le repas et nous sortons, sous les regards étonnés des présents.
Même succès de curiosité jusqu'aux écurie ou je prends une voiture pour Aubétoile au lieu de Vendeaume.
Arrivé la bas, nous sommes très vite repérés du navire mouillé à bonne distance et on nous envoie un canot. A peine à bord je rejoint la Dame des Mackenzie dans la petite cabine de l'arrière et elle me met au courant des problèmes.
Gwillim avait raison, cela aurait difficilement pu être pire. Des assassins venus de dieu sait ou on tué Le Campbell et son épouse et grièvement blessé leur fils unique, Malcolm.
Celui ci ne doit la vie qu'à l'intervention d'un forestier des MacDonald qui a immédiatement envoyer ses fils donner l'alerte et pister ceux des tueurs qui avaient échappé à sa hache.
Il a aussi fait transporter l'enfant à Dunallan ou la dame de Glen Dubh est venue en personne le soigner
Trois des assassins ont été capturés vivants et le MacLean s'occupe d'eux. Il est impératif qu'ils parlent. A priori ce seraient des dunmer de la Morag-Tong, une société d'assassins de Morrowind.
Quelqu'un a du mettre le prix pour essayer de créer des dissensions entre les clans et n'a réussi qu'a obtenir l'effet inverse. C'est un MacDonald qui est venu au secours d'un Campbell, tout un symbole.
De plus les chefs de clans ne vont pas du tout aimer que l'on s'en soit pris à l'un d'eux. Les corps de Mac Cailean Mor et de son épouse ont été ramenés à Inveraray.
Malcolm est toujours soigné chez les MacAllan par la dame de Glen Dubh et ses élèves. Le forestier qui a sauvé le gamin est un orque, l'un des rares dans nos îles. Il a été officiellement adopté par les MacDonalds et est désormais membre du clan de plein droit.
Il ne peut pas vivre dans le village orque de la côte est car son épouse, une bosmer n'y est pas admise. Ils ont une flopée d'enfants qui dieu merci ressemblent plus à leur mère qu'à leur père. Je n'ai absolument rien contre les orques mais je ne les trouve pas beaux.
L'une des filles est apprentie à la forge de tante Anna, à Dunallan. Cela fait beaucoup de chose à digérer en peu de temps car le navire utilise voile et rames afin d'arriver au plus vite à Valkia, le port de la côte sud ou le Thing m'attend pour commencer ses travaux.
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Messagepar SLESSIR » 17 Aoû 2014, 18:44

Alastair a écrit:Hulda et les autres ont écouté cette conversation en ouvrant de grands yeux et il faut que je passe ma main devant son visage pour qu'elle se reprenne et accepte son paiement pour le repas et nous sortons, sous les regards étonnés des présents.


A la place de Morag , j'en aurais profité pour partir sans payer ^^
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Messagepar Alastair » 18 Aoû 2014, 19:25

En bonne Scot peut être ??? :lol: :lol: :lol: Il n'y a pas de petites économies n'est ce pas ? :lol: :lol: :lol:
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Messagepar Alastair » 18 Aoû 2014, 20:17

Episode 7


Morag

Le Thing est composé de tous les chefs de clan plus les représentants élus de la population.
Pour être électeur et éligible il faut savoir lire et écrire et ne pas être recherché pour un crime ou un délit. Il est aussi préférable d'avoir un domicile fixe mais les gens ayant des professions qui ne le leur permettent pas sont considérés résider au lieu de leur naissance ou au village le plus proche de la résidence du chef de leur clan.
Il est traditionnellement présidé par le chef de clan le plus ancien ce qui ne signifie pas le plus âgé mais celui qui est en fonction depuis le plus de temps, aujourd'hui la Dame des MacKintosh.
Les travaux commencent par un exposé des événements par Liam MacDonnell de Kepoch, le capitaine des MacDonalds suivi par le témoignage du forestier. Un personnage très impressionnant.
Il s'exprime clairement et répond avec précision aux questions et a droit aux félicitations de l'assemblée, exprimées par la présidente devant laquelle il s'incline avant de sortir.
Liam explique que les assassins ont débarqués quelque part sur la côte ouest au nord de Loch Awe. On a pas encore trouvé ou exactement mais on a retrouvé les traces de leur campements et ces indices font penser que la cible était bien Mac Cailean Mor et que le fait de l'attaquer à proximité de terres MacDonald voulait provoquer au moins une dissension entre des clans historiquement hostiles l'un à l'autre. Liam ajoute que les agresseurs et ceux qui les ont armés n'ont pas pensé au fait que pour survivre notre peuple avait du remettre à plat beaucoup de vieilles histoires et faire passer ces vieux conflits dans le domaine des légendes.
Ian Cameron approuve vigoureusement et informe l'assemblée qu'il a envoyé des hommes renforcer les Campbells sur la côte ouest dont le découpage rend la surveillance difficile.
Le représentant d' Erin, la grande île du nord ouest, informe l'assemblée qu'un navire ressemblant à ceux des îles de l'automne a été aperçu au sud de son île une dizaine de jour avant l'agression.
Le pêcheur qui a fait l'observation n'était pas sur de lui et n'a fait le rapprochement qu'en apprenant la nouvelle.
A ce moment Angus Maclean fait sons entrée, son expression est encore plus sinistre qu'à l'habitude et pourtant chacun sait que ce vieux puritain semble toujours aller ou revenir d'un enterrement mais là il a des excuses, la dame des Campbells était sa fille cadette Lisa.
Il informe l'assemblée du résultat de l'interrogatoire des criminels capturés. Ce sont bien des tueurs de la Morag-Tong envoyés par le Thalmor pour nous empêcher d'intervenir sur le continent, comme il y a cinquante ans. A cause de leurs pertes pendant la guerre contre l'empire de Cyrodiil, ils n'auraient plus les moyens d'une diversion de cette ampleur et auraient voulu nous paralyser.
Il ajoute que les MacGregors ont rattrapé un des chefs de la bande et que bien qu'il ait résisté à l'interrogatoire, ses papiers, retrouvés par un éclaireur ont parlé pour lui. Tous les prisonnier sont vivants, retenus à Duart et attendent le bon vouloir de l'assemblée. Celle ci ordonne qu'ils soient renvoyés devant la cour de justice compétente ce qui signifie qu'ils vont être jugés à Inveraray par les Campbells. Grand bien leur fasse.
C'est alors mon tour. Je répète le rapport que j'avais fait au MacAllan et au MacDonald à bord du navire en ajoutant ce que j'avais appris jusqu'à ce que l'on vienne me chercher à propos des dragons, de la situation politique en Bordeciel et des attaques de Vampires.
Je précise que les impériaux sont quasiment tous hostiles aux Thalmors et qu'ils considèrent que la rébellion des sombrages les empêche de préparer correctement la revanche.
Ceux ci ne sont pas fiables. Leur chef a des zones d'ombre, particulièrement à propos de sa captivité lors de la prise de la cité impériale et de son attitude lors de l'incident de Markarth qui a ouvert une voix royale aux Thalmor en Bordeciel.
De plus des bruits courent sur le fait que des opposants à Ulfric auraient disparus du fait des Thalmors.
L'assemblée me congédie et commence ses travaux à huis clos. On me demande de ne pas m'éloigner aussi je me promène sur le port. L'activité est quasiment nulle et pourtant nous ne sommes pas Dimanche. C'est en voyant les gens en deuil et les bannières en berne que je comprends.C'est une cité Campbell, leur chef est mort et son héritier peut être mourant chez un Campbell indépendant.
Au bout d'une bonne heure, un garde du conseil vient me chercher. L'assemblée me demande. Au moment ou nous arrivons dans la salle, nous sommes interrompus par un envoyé de Dunallan.
Le jeune Malcolm est hors de danger. Il faudra du temps pour qu'il se remette de ses blessures mais il vivra et ses facultés intellectuelles sont intactes. L'assemblée explose de joie et il faut un bon moment pour que l'ordre revienne. La présidente me confie une nouvelle mission sur le continent en plus de celles en cours. J'ai une lettre officielle à remettre à celui qui commandera en Bordeciel quand la guerre sera terminée. Elle a d'ailleurs été écrite pour pouvoir être remis soit à Ulfric soit à Elisif. Je rappelle à l'assemblée que les choses peuvent aller très vite dans un sens ou dans un autre, que la fin de la guerre civile va à l'encontre des intérêts du Thalmor et qu'il reste l'inconnue Dovahkiin. La présidente me demande si je l'ai rencontrée. Je répond alors que sous l'apparence d'un enfant j'ai eu l'impression de quelqu'un de très vieux. De ce que j'ai entendu elle a la réputation d'être bonne pour les malheureux et sans pitiés pour les bandits. Elle est hostiles aux Thalmors sans l'être aux autres elfes.
-«c'est donc une jeune fille?» demande un représentant Fraser
-«Oui, elle a l'apparence d'une très jeune fille, dix huit ans pas plus, mais j'ai vu, de mes yeux vu, cette enfant tuer un dragon et absorber son âme»
-«Donc il reste de l'espoir» conclue le Fraser
Sur ces mots énigmatiques, nantie de mes ordres et de la lettre que je doit remettre, je regagne le port ou Ewen Robertson m'attend et encore une fois en route pour le continent.
J'ai quitté Bordeciel pendant près d'un mois. Qu'est ce qu'il a bien pu se passer en mon absence?
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Messagepar Alastair » 19 Aoû 2014, 07:22

Episode 8


Morag

Il s'en est passé des choses. Le Dovahkiin a beaucoup bougé, tué d'autres dragons, flanqué le bazar à l'ambassade du Thalmor et rejoint l'armée impériale qu'il aide le général Tullius et le légat Rikke à mener de victoire en victoires. Les attaques de vampires ont cessé et une guilde de guerriers récemment recréée, la garde de l'aube surveille ces monstres. Selon ce que j'ai appris le Dovahkiin aurait participé très efficacement à cette opération. J'ai aussi appris qu'il est l'actuel Archimage de l'académie de Fortdhiver ou il aurait déjoué un complot du Thalmor. A son passage à solitude ils a rendus pas mal de service au jarl Elisif et aussi à l'académie des bardes.
Bref cette enfant à l'air fragile et toujours triste a été omniprésente et a toujours agit dans le sens de la justice plus souvent dans l'intérêt des petites gens que des puissants. Et je ne connais même pas son nom. Elle m'a, sans le savoir, envoyé voltiger dans les airs et malgré tout je l'aime bien. Elle ferait une superbe petite sœur.
Je débarque dans la neige, un peu à l'est d' Aubétoile et file à pied vers Vendeaume. A fort Dunstadt, la légion a remplacée les sombrages qui avaient eux mêmes remplacés des bandits. La situation semble avoir évolué encore plus vite que je ne pensais. Je passe la nuit à l'auberge de la porte nocturne ou j'apprends les dernières nouvelles. La légion a pris le contrôle de toutes les châtelleries qui suivaient Ulfric.
Ils ont même retrouvé la couronne d'os, un très ancien palladium nordique qui a été remis à Elisif par le général Tullius. Les troupes de la légion sont en train de se regrouper pour attaquer Vendeaume, la cité des rois fondée par Ysgramor et dernier refuge d' Ulfric. J'apprends aussi que quelqu'un a attaqué le château Nordguet, à l'ouest de solitude, ou le Thalmor gardait des prisonniers, massacré gardiens et inquisiteurs et libérés tous les prisonniers. J'ai ma petite idée quand à l'auteur de cet exploit.
J'écourte ma nuit et part en courant. Je veux arriver la bas avant la légion. Je sais maintenant que je devrais remettre ma lettre à Elisif mais c'est l'héritière Mackay qui m'inquiète. Pourvu qu'elle ne soit pas une combattante Sombrage. Ca deviendrait difficile de la ramener.
Il fait nuit quand j'arrive. La ferme qui m'intéresse est la ferme Brandevin, la première en suivant la côte après les écuries. Il y a des marchands Khajiits en face de la ferme et je vais me réchauffer à leur feu. Ri'Saad leur chef m'explique qu'il vont bientôt partir car il ne veulent pas être pris dans les combats, la légion approchant très vite. A ce moment nous dressons tous l'oreille, un bruit lointain résonne dans les montagnes. Je connais ce bruit. Et Ri'Saad aussi. Le bruit de milliers de pieds qui avancent sur des routes pavées suivis par les machines de guerres et les chariots de provisions.
Le marchand rassemble ses compagnons, le camp est démonté en vitesse et les Khajiits se lance sur la route du bosquet de Kyne un chemin ou les troupes semblent encore absentes. L'aube n'est pas encore là mais une faible lueur commence à rosir le sommet des montagnes à l'est. A ce moment là je vois arriver une jeune fille qui court sur la route. Elle se précipite vers la ferme Brandevin, frappe à la porte et entre sans plus de façon.
Je reste comme une idiote près du feu qu'on laissé les Khajiits. La jeune femme d'Helgen. Dix contre un que c'est Aslog MacKay. Je me sens vraiment stupide. Bon le point positif est qu'elle n'est pas avec ceux qui vont se faire tuer dans la cité. Car quelque soit leur courage, tous ces gosses ne feront pas le poids face à une armée expérimentée comme celle que je vois prendre position autour de la ville. La valeur du commandement entre en ligne de compte aussi, Tullius est un as dans ce jeux.
Je vois une fermière venue d'une autre ferme à l'est se précipiter à Brandevin et entrer sans plus de façon. Je décide d'y aller aussi. Je dois veiller à ce qu'il n'arrive rien à Aslog, car c'est elle j'en suis sure.
Juste avant d'entrer dans la maison je vois arriver Tullius et deux de ses légats à cheval. Nouveau choc pour moi, si l'une d'elles est Rikke l'autre est l'enfant de dragon. Jamais nom n'a été aussi bien à celle qui le porte.
Sous le casque de la légion sont visage d'enfant est grave, impassible, ce n'est que quand son regard croise le mien qu'elle esquisse son petit sourire triste.
Tullius aussi m'a jeté un regard en coin. Je suis certaine qu'il m'a reconnue. Bon çà me facilitera les choses... après...
Dès qu'ils sont passés, j'entre dans la ferme.
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Messagepar Alastair » 20 Aoû 2014, 07:17

Episode 9


Aslog

Le voyage jusqu'à la maison a été long. Je ne voulais pas gaspiller mon or, aussi j'ai fait une grande partie du chemin à pied, luttant pied à pied contre trolls, loups et spectres des glaces mais évitant soigneusement les humains.
En passant à Aubétoile j'ai rencontré des marchands Khajiits à qui j'ai pu vendre quelques bricoles, peux, dents de spectre des glaces, etc, qui m'ont permis d'augmenter mon pécule tout en achetant des vivres. Plus j'avance plus il fait froid, plus j'approche de la maison et plus les nouvelles de la cause d' Ulfric sont mauvaises.
J'espère avoir des détails en arrivant mais avec ce que je soupçonne pas questions que je retourne me battre pour lui.
Je passe la scierie d' Anga ou je réussi à travailler un peu malgré la mauvaise volonté des autre ouvriers et à me faire un peu d'argent.
Je continue sur la route et m'arrête quelques instants près des écuries à regarder la cité qui si ce que j'ai compris est vrai sera bientôt assiégée et ce sera encore les pauvres gens qui souffriront pour les fautes d'un autre.
Je reprend ma course et en arrivant à la ferme je vois les Khajiits qui campent habituellement en face de chez nous de l'autre coté de la route lever le camp en catastrophe et prendre la route du bosquet de Kyne. Je leur demande s'ils était là depuis longtemps et leur chef me répond qu'il n'étaient la que depuis la veille mais ils partaient avant que les impériaux arrivent.
J'arrive à la ferme, frappe à la porte, entre et manque en tomber de stupéfaction. Ulf, mon frère, disparu depuis si longtemps est là assis à la table avec maman qui pleure de joie et papa qui la serre dans ses bras. Je lui saute au cou et lui demande ce qui lui est arrivé.
Les Thalmors l'avaient emmené au château de Nordguet, à l'ouest de solitude. Au début ils l'avaient malmené mais avaient cessé quand ils avaient compris avoir affaire à un fidèle d'Azura et ils ne lui avaient jamais posé de questions sur la rébellion des sombrages. A la fin il s'était replié sur lui même, ne posant plus de questions car on ne lui répondait jamais
jusqu'au soir ou une guerrière solitaire a attaqué le fort et massacré toute la garnison, inquisiteur compris. Elle était venue pour un autre prisonnier mais avait libéré tout le monde.
Il en avait profité pour filer, était passé à Rorikbourg voir les siens puis était venu rassurer les parents. Il restait caché pour ne pas leur attirer d'ennuis et n'osait plus partir, l'avancée des impériaux rendant les sombrages de plus en plus agressifs et même complètement fous.
Je luis conte alors mes aventures, le dragon à Helgen, mes blessures, mes rêves, la visite à Helgi, à Solitude et le retour par Aubétoile en évitant Thalmors et brigands et en travaillant partout ou je le pouvais. J'ai croisé des impériaux à plusieurs reprises mais ils ne m'ont pas posé de questions.
Alors mon père me détaille les déboires d' Ulfric. Il a échoué en essayant de s'emparer de la couronne d'os qui est maintenant dans les mains d' Elisif. Ses partisans ont été chassés de Faillaise, Aubétoile et Fortdhiver ou ils ont été remplacés par des gens loyaux à l'empire, Brina Merilis à Aubétoile, Maven Roncenoir à Faillaise et Kraldar à Fortdhiver.
Le bruit court que les impériaux ont trouvé un nouveau chef pour épauler Tullius et Rikke et que c'est à lui qu' Ulfric doit la plus part de ses malheurs. Ce serait une femme qui ne se laisse impressionner par personne, même pas par un dragon.
Brusquement je me sens pâlir et mes rêves me reviennent en mémoire. Le visage compatissant de l'enfant penchée sur moi. La guerrière casquée, vêtue comme les guerriers d' Harald, la légionnaire inflexible.
A ce moment Ulf intervient. A Rorikbourg, les gens lui ont raconté qu'une jeune fille vêtue d'une armure de draugr avait aidé les gardes à tuer le dragon qui attaquait le village. Une petite fille lui avait même montré une écaille du dragon donnée par la guerrière et les gardes m'ont dit qu'elle était Thane de Blancherive pour avoir aidé à défendre la ville quand cette dernière a elle aussi été attaquée par un de ces monstres.
Mère ajoute alors «tout çà est vrai, les Khajiits me l'on confirmé, ces marchands savent toujours tout ce qui se passe»
Je douche leur enthousiaste en précisant qu'ils venaient de partir pour ne plus être là quand les impériaux arriveraient et juste à ce moment la porte s'ouvre avec fracas sur Adisla de la ferme Hlaalu. «Les impériaux, ils arrivent par toutes les routes, de l'ouest et du sud, Ulfric ne pourra pas leur échapper. Vous êtes trop près de la cité, cela est dangereux, venez chez moi»
«Et ma maison» dit ma mère, «Si elle brûle on la reconstruira» répond mon père.
A ce moment une voix que j'ai déjà entendue ajoute «Très bon conseil, d'autant plus que les militaires risque de la réquisitionner pour leurs officiers. Mettez vous à l'abri avec votre bétail avant que le massacre ne commence»
Je la regarde. C'est bien l'étrangère vue à Helgen. Elle se tourne vers moi en souriant «Et vous, vous êtes Aslog»
Elle se retourne et, en suivant son regard je vois les têtes de colonnes de la légion impériale commencer à prendre position.
Du coup Adisla prend les commandes, nous rassemblons le bétail, ce qui amuse beaucoup l'étrangère, et filons nous réfugier à la ferme Hlaalu, plus en aval de la rivière.
En chemin nous récupérons Torsten et sa famille qui ont juste eu le temps de se sauver avant la fermeture des portes et qui rejoigne sa ferme, la plus au nord est.
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Messagepar Alastair » 21 Aoû 2014, 07:16

Episode 10

Aslog

A peine sommes nous arrivés que je vois passer un groupe de soldats impériaux en reconnaissance.
A leur tête un officier, mon sang se glace, l'enfant de la tour à Helgen. Elle s'approche de nous, me regarde et dit «Vous êtes mieux ici que dans les murs»
-«Beaucoup de mes amis vont mourir»
-«Beaucoup des miens aussi et peut être moi avec eux, c'est le prix de la guerre et ils ont fait le mauvais choix car ils ont été trompés» et elle me tend un document.
Plus je lis, plus je suis écœurée, Ulf qui lit par dessus mon épaule la regarde à son tour et demande -«C'est pour cela que vous avez choisi le camp impérial?»
-«Je dois m'occuper du problème posé par le retour des dragons ce qui n'était pas possible tant que cette guerre durait et l'attitude de Ulfric à Helgen m'a surprise et déçue, alors quand j'ai pris ce document aux Thalmors, je n'avais plus vraiment le choix»
-«Vous cherchiez des preuves contre Ulfric?» demande mon frère
-«Je cherchais des informations sur le retour des dragons et je les ai trouvées mais j'ai aussi trouvé çà, les elfes étaient à Helgen pour sauver Ulfric, leur agent. Ceci dit je ne comprends pas pourquoi Tullius a voulu nous faire exécuter avant Ulfric. Les gens comme lui se moque de ce genre de chose. Il me l'a dit lui même, on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs. Je pense que Tullius a compris maintenant mais je le lui demanderais si je suis toujours en vie quand tout sera fini ici»
L'étrangère s'approche «Nous nous retrouvons Dovahkiin»
A ce moment les trompettes de la légion retentissent.
«Nous en reparlerons quand ce sera terminé» répondit elle et elle partit en courant suivie par ses hommes.
En passant un vétéran aux cheveux grisonnant me dit «Elle a le visage d'une enfant mais le cœur d'un vieux guerrier, avec elle nous nous en sortirons».
Les catapultes commencent à battre les portes afin d'empêcher la garnison de s'en prendre aux béliers.
La pierre résiste bien aux boules de feu lancées par les catapultes mais pas les hommes.
Bientôt un grand craquement annonce la chute des portes de la ville suivi par les clameurs de l'assaut.
Je pense à tous ceux qui meurent en ce moment, légionnaires et sombrages et cela me glace tellement que je fini par tourner le dos à la ville.
Mes yeux tombent alors sur l'étrangère. Elle a les yeux rivés sur la ville et ses lèvres bougent sans que l'on entende de paroles et brusquement je comprends, elle prie pour tous ceux qui périssent. Alors je me tourne de nouveau vers la cité et invoque les neufs afin qu'ils accueillent favorablement les âmes de ceux dont les jours s'arrêtent aujourd'hui.
Les clameurs se calment. Un légionnaire passe au galop de son cheval et crie «les combats sont finis à l'extérieur mais le général Tullius et ses adjoints sont entrés dans le palais des rois.»
J'entends un sanglot et voit ma mère pleurer dans les bras de mon père.
Je repense à Thorlekur et Gunjar, morts pour cause trahie par son chef. A ce moment mes parents décident de rassembler les bêtes et de retourner à la ferme qui n'a pas trop souffert des combats.
Je ne peux m'empêcher de lancer des regards inquiets vers la cité dont on aperçoit les portes démolies. Même si tout est presque revenu à la normale à la ferme nous restons dehors à attendre.
Le silence dure longtemps puis des acclamations retentissent. C'est fini. On entends encore quelques cris puis un silence de mort. Nous voyons passer le général Tullius puis les légats dont celui que nous ne connaissons que comme le Dovahkiin. Les légats s'arrêtent et parlent un long moment puis se dirigent vers leurs tentes. Peu de temps après le légat Rikke quitte la sienne pour rejoindre le général puis une silhouette portant une armure ancienne sort d'une autre tente et se dirige vers nous.
Une armure de draugr nous a dit Ulf, c'est cela.
Au moment ou il va nous rejoindre un vétéran l'interpelle «Légat, nous avons un petit problème et même plusieurs». Il explique alors que lui et ses hommes ont capturés des fuyards mais qu'ils sont bien embêtés car ils ne veulent pas les tuer, la guerre étant officiellement terminée et ils ne veulent pas les garder prisonnier car se serait les livrer aux Thalmors.
Le légat s'approche des prisonniers qui n'en mènent pas large. «Retirer vos casques» leur ordonne t elle.
Il obéissent et jettent les casques à terre.
-«Bien je m'en doutais» continue le légat.
Sur la douzaine de prisonniers il n'y a que deux hommes qui essaient de garder une attitude virile, les autres sont des jeunes femmes vertes de peur.
-«Par Shor» s'exclame le vétéran, «Des gamines, oh pardon Légat»
-«Il n'y a pas d'offense, soldat, je suis plus jeune que la plus part d'entre elles bien qu'ayant plus d'expérience de la vraie guerre. Voici ce que vous aller faire. Premièrement vous ferez conduire ces deux hommes à Blancherive, il y a des maisons à réparer la bas, vous les confierez au jarl Balgruuf.
Et ne riez pas vous deux, Irileth, le Huscarl ne plaisante pas avec la discipline.
Deuxièmement, faites vous aider par les prêtres de la ville pour trouver des vêtements civils à ces demoiselles et renvoyer les chez elles sous escorte. Elles pourraient faire de mauvaises rencontres en chemin. Compris soldat?»
«Oui légat, Merci légat et merci aussi pour aujourd'hui, sans vous beaucoup d'entre nous y seraient restés»
«Bien, faites préparer les ordres et apportez les moi afin que je les signe»
Le vétéran part en courant et le Dovahkiin se tourne vers nous.
-«Leur cause n'est pas si mauvaise encore qu'il y ait certains points à revoir mais Brunwulf s'en occupera avec le temps... et la légion. Bien que nous en ayons reçu l'ordre, je ne partirais pas à la chasse aux sombrages. Ceux qui sont encore libres et actifs ont leur utilité en restreignant la liberté d'action des Thalmors.»
Se tournant vers nous elle ajoute «Je propose que nous entrions pour parler» ce que nous faisons
Elle se tourne d'abord vers Ulf «Je vous ai déjà rencontré»
-«Oui à Nordguet et vous avez sauvé les miens quand un dragon a attaqué Rorikbourg» répond Ulf
-«Je n'était pas seule, les gardes ont fait bravement leur devoir et en tant que Thane de Blancherive j'en ai rendu compte au Jarl»
Puis elle se tourne vers moi «Je vois que vous allez bien. A Helgen je ne croyais pas à votre survie. Je suis heureuse de m'être trompée et de vous voir en bonne santé».
Puis elle se tourne vers l'étrangère et demande «Qui êtes vous? Vous étiez à Blancherive, le jour du dragon.»
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Messagepar Alastair » 22 Aoû 2014, 09:06

Episode 11


Morag

Le moment de vérité. Enfin presque car nous sommes interrompu par Gwillim, que diable fait il là? qui m'annonce qu'un général me cherche. Trop tard pour que je fasse quoi que ce soit de cet avertissement car Tullius le suit de près.
«Comme on se retrouve, qui êtes vous et que manigancez vous?» demande t il.
Bon allons y pour le déballage.
«Mon nom est Morag MacLeod. J'ai été envoyée par le conseil des chef de clans des îles de l'ouest pour plusieurs raisons.
La première, m'assurer que le Thalmor ne préparait pas une autre tentative d'invasion de nos îles comme il y a cinquante ans. Il semblerait que non mais le conseil à décidé de surveiller de près l'archipel de l'Automne et les côtes de Val Boisé.
La seconde est une affaire de famille. Il faut que je ramène l'héritière d'un clan qui actuellement n'a plus de chef.
La troisième était de m'assurer que cette dame était bien l'enfant de dragon. J'ai personnellement été témoin de fait indubitables qui vont dans ce sens.
La quatrième et dernière était de remettre une lettre officielle du Thing de nos îles au nouveau Haut-Roi de Bordeciel. Dame Elisif a de la famille chez nous et le Haut-Roi Torryg avait pris contact avec le conseil pour avoir de l'aide au cas ou le Thalmor entreprendrait une nouvelle guerre. Il n'est pas impossible que cela ait causé sa mort.»
-«Vous dites que le Thalmor a essayé de vous envahir il y a cinquante ans?»
-«Tout à fait, cela s'est passé vingt cinq ans avant ma naissance mais nous avons la mémoire longue, très longue. Ils ont débarqué près de vingt mille guerriers et mages dans le sud de la grande île en même temps qu'ils faisaient des raids sur la côte d'Erin. Ce qui a mis en rage les irlandais. Ils ont la mémoire aussi longue que nous et aiment bien se battre. Ils ont très vite détruit les pillards qui attaquaient les villages côtiers puis ont envoyé un fort contingent de guerriers nous aider.
Pendant ce temps là, nous avions évacué toute la plaine sud de l'île et nous étions retranchés dans la montagne en ne laissant rien que l'envahisseur puisse utiliser. Pas un abri, pas un grain de blé, pas une tête de bétail. Quand ils se sont rassemblés pour forcer les portes d' Orlok le piège s'est refermé sur eux. Les clans de l'intérieur avaient renforcé la garnison de la forteresse au point de la rendre totalement imprenable. Pendant ce temps là, les clans maritime se jetaient sur la flotte ennemie à l'ancre dans l'estuaire du fleuve sans nom et la détruisait, ne laissant échapper volontairement qu'un seul navire avec un équipage décimé. Puis les guerriers des clans débarquèrent, rejoints par les irlandais.
Comme je vous l'ai dit, ils avaient presque vingt mille guerrier et nous presque autant. Nous les avons d'abord encerclés, lançant des raids pour détruire leurs approvisionnements, massacrer les patrouilles qu'ils lançaient pour détecter nos positions, augmenter sans cesse la pression.
Jusqu'à ce que les pipes annoncent que tout était prêt. Alors les portes d' Orlok s'ouvrirent et les forces des clans de l'ouest et du centre se répandirent dans la plaine chargeant immédiatement et s'emparant d'une chaîne de collines qui surplombait les positions ennemies. Les guerriers se mirent en position d'attaque sur ces collines. Pendant ce temps, les clans du nord et de l'est avec les irlandais resserraient leur encerclement sans que l'ennemi s'en aperçoive.
Je dois préciser que a partir du centre de notre île jusqu'au nord, seule la magie de guérison fonctionne. Les autres sont inopérantes et c'est là que la bataille a eu lieu. Quand les collines ont été prise par les nôtres, un quart des forces ennemies a été éliminé sans grosses pertes chez nous ce qui rétablissait l'équilibre des forces. C'est là que nous avons fait nos seuls prisonniers, une centaine environ, car lors du conseil de guerre qui eut lieu pendant la nuit il fut décidé à l'unanimité d'exterminer les envahisseurs.
Dans la brume du petit matin les pipes commencèrent à jouer. La partie sud de l'encerclement se mit en marche,lentement, se rapprochant inexorablement sans être vue. Quelques piquets elfes furent égorgés avant d'avoir pu donner l'alerte. Les pipes se turent. Le soleil dissipa le brouillard montrant à l'ennemi sa situation. Il y a eu un moment de grand silence puis coté Orlok, un piper a commencé à jouer. Une piobaireachd d'abord puis il enchaîna avec le reel de Tulloch. Alors Angus Mor Campbell, chef de guerre désigné lança le cri de ralliement décidé la veille au soir «Pour Wallace» qu'il ponctua avec le cri de guerre de son clan. Alors près de vingt mille guerriers de tous les clans se ruèrent sur l'ennemi. Les pipers de tous les clan reprenant le reel. L'attaque fut si violente et brutale qu'elle ne permit pas aux elfes de se servir de leur dextérité à l'arc.»
Gwillim ne put s'empêcher d'intervenir
-«Grand père m'a dit que c'était William Og Mac Coskin. son piper personnel qui avait donné le signal de l'attaque en lançant le reel. Il disait aussi que ce ne fut pas une vraie bataille, seulement un massacre. Il ne fallait pas en laisser un seul vivant, ce qui fut fait mais les elfes n'étaient pas des lâches et la victoire nous coûta cher»
Tullius avait l'air impressionné par la gravité avec laquelle un enfant de douze ans avait fait cette déclaration. Je repris
-«Il y avait des jeunes de son age à cette bataille. C'est à cause de nos pertes que nous n'avons pas pu vous aider pendant la grande guerre comme nous l'avait demandé le prédécesseur de Torryg. Nous avions perdu presque huit milles guerriers, hommes et femmes et étions trop faible pour à la fois vous aider et protéger nos îles. Tout ce que nous avons pu faire c'est couper leur ravitaillement par mer et harasser leur commerce maritime. Aujourd'hui nous avons refait nos forces et sommes sur le qui vive. Ils ne nous surprendrons plus. Tôt ou tard ils paieront. Nous n'avons rien oublié»
Je pardonne toujours à mes ennemis... Quand ils ont été pendus

- Beaucoup d'auteurs présumés à cette citation ;)

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Messagepar SLESSIR » 22 Aoû 2014, 19:36

Mais non , les elfes ne sont pas des lâches ......................... Juste des tapettes efféminées :lol:
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Messagepar Alastair » 23 Aoû 2014, 07:33

C'est un point de vue :lol:
Je pardonne toujours à mes ennemis... Quand ils ont été pendus

- Beaucoup d'auteurs présumés à cette citation ;)

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